Polémique RTBF : la motion de méfiance contre Jacqueline Galant soumise au vote le 23 février
Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se prononcera le 23 février prochain sur la motion de méfiance déposée par l’ensemble de l’opposition contre la ministre des Médias, Jacqueline Galant (MR), a indiqué jeudi l’institution.
La conférence des présidents de l’assemblée a décidé de convoquer une séance plénière extraordinaire le 23 février à 9h30 pour discuter le texte déposé mercredi soir par les groupes PS, PTB, Ecolo et le député Fabian Maingain (Lib.res).
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Pour être validée, la motion devra emporter le soutien d’une majorité des membres, selon l’article 86 du règlement de l’assemblée.
Pour l’opposition, Mme Galant a rompu la confiance avec le parlement après son refus de répondre aux questions qui lui étaient soumises lors d’une réunion de commission, mardi, consacrée à ses récents propos polémiques sur la RTBF.
La ministre s’était contentée de lire devant les députés un texte préparé, éludant la plupart des nombreuses questions incisives que lui adressait l’opposition.
Le 13 janvier dernier, lors d’une conférence devant des militants MR réunis à Walhain (Brabant wallon), la ministre des Médias avait notamment dit espérer que le prochain remplacement de l’administrateur général de la RTBF et du directeur de l’information puisse faire passer la ligne éditoriale de la radio-télévision publique “de l’autre côté de l’échiquier politique“.
Selon l’opposition socialiste, c’est la première fois dans l’histoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles qu’une motion de méfiance est déposée envers un ministre du gouvernement.
Une démission forcée de la Jurbisienne semble néanmoins improbable, les députés de la majorité MR-Engagés étant apparus soudés autour de la ministre Galant.
La libérale avait été contrainte à la démission lors de sa précédente expérience ministérielle, dans le gouvernement Michel.
En avril 2016, trois semaines après les attentats de Bruxelles, Mme Galant avait sous la pression dû abandonner son poste de ministre fédérale de la Mobilité. Il lui était reproché d’avoir négligé bien avant l’attaque des informations faisant état de manquements dans la sécurité des aéroports du pays.
Belga