Les signalements émanent à la fois de personnes âgées vivant à domicile et en institution. Pour celles qui vivent chez elles, les maltraitances psychologiques (24 %), les conflits de cohabitation (24 %) et les abus financiers (18 %) sont les motifs les plus fréquents. En maison de repos, les maltraitances institutionnelles restent les plus rapportées, représentant 38 % des appels en 2024, contre 25 % en 2019. Les manques de soins ou d’hygiène constituent le deuxième motif évoqué (22 %).
Selon les associations, ces situations s’inscrivent dans un contexte globalement fragilisé : pénurie de personnel, absentéisme élevé, relations tendues entre équipes et familles, mais aussi solitude croissante des aînés et barrières financières de plus en plus marquées à l’accès aux soins.
L’ensemble des témoignages recueillis montre que la maltraitance ne se réduit pas à des cas individuels, mais s’inscrit dans un écosystème en souffrance, que les acteurs de terrain appellent à renforcer et réhumaniser d’urgence.
Belga