Les victimes de violences sexuelles ou conjugales ont droit à un avocat gratuit
Les victimes de violences sexuelles ou conjugales peuvent désormais bénéficier d’une assistance juridique gratuite auprès d’un avocat spécialisé, a rapporté dimanche la VRT. Cette mesure vise à faciliter l’accès à la justice après un viol ou des violences conjugales, par exemple.
Les victimes hésitent parfois, ne sachant pas vers qui se tourner ou craignant des frais exorbitants. “Contacter un avocat reste un obstacle important. En baissant les coûts, nous espérons démontrer aux victimes l’importance cruciale de cette démarche”, a déclaré l’avocate Barbara Huylebroek à VRTNWS, qui coordonne le Lawyers Victim Assistance-project (LVA) à Bruxelles. Ce projet offre une assistance gratuite aux victimes de violences sexuelles et conjugales depuis trois ans.
Cette aide sera désormais étendue à l’ensemble du territoire national. “Grâce à une nouvelle loi, toute victime de violences sexuelles ou conjugales a droit à une assistance juridique gratuite pro deo”, a expliqué Mme Huylebroek. “Une victime qui porte plainte auprès d’un Centre de prise en charge des violences sexuelles, d’un CPAS, d’un Centre de travail social généraliste (CAW) ou d’un autre organisme se verra attribuer, si nécessaire, un avocat. Durant les 15 premiers jours, celui-ci pourra lui offrir une consultation gratuite, mais aussi déposer une plainte au nom de la victime ou entamer une procédure de divorce, par exemple.”
Les avocats qui offrent leur aide doivent posséder une formation spécialisée. Par conséquent, une période de transition pourrait être nécessaire dans certains endroits, mais une fois qu’un nombre suffisant d’avocats auront suivi la formation, le système pourra être mis en œuvre partout. “Et si davantage de victimes portent plainte, davantage d’auteurs de crimes pourront être condamnés”, a affirmé l’avocate.
Belga