Les jeunes travailleurs, principales victimes du marché du travail
Le marché du travail a globalement ralenti l’an dernier, mais les jeunes travailleurs, de moins de 30 ans, ont particulièrement plus de mal qu’avant à obtenir un contrat à durée indéterminée. C’est le constat de Securex après analyse de nouvelles données.
Ce sont donc les jeunes travailleurs qui font les frais de l’incertitude économique. “Leur position sur le marché du travail belge est sous pression. Ils se voient attribuer nettement moins souvent de CDI et sont plus souvent licenciés par rapport aux années précédentes”, relève le prestataire de services RH.
Concrètement, la part de jeunes de moins de 30 ans dans les nouvelles embauches bénéficiant d’un CDI a diminué de 21% (de 40,3% à 31,8%). Les employeurs ont “clairement” privilégié des profils plus expérimentés, selon Securex, puisque la part des 30-50 ans dans les nouvelles embauches à durée indéterminée est passée de 46,3% à 51,6% au cours de la même période.
Les jeunes ont non seulement moins de chance d’obtenir un contrat de ce type quand ils se font engager, mais ils connaissent aussi une plus grande insécurité d’emploi. “Le taux de départs involontaires chez les plus jeunes travailleurs (moins de 25 ans) ayant un contrat à durée indéterminée est passé de 9,1% à 10,9% l’année dernière, soit une augmentation de 19,8%”, alors qu’il est resté stable dans les autres tranches d’âge.
Pour Securex, fermer la porte aux jeunes talents est une “erreur stratégique”. “Il existe une solution intermédiaire intelligente: investir dans des programmes de formation de haute qualité, des stages professionnels ou des contrats de projet”, détaille Nathalie Mertens, Managing Partner Consulting chez Securex. La guerre des talents reprendra et les entreprises qui auront misé sur la formation des talents “auront une longueur d’avance cruciale”, conclut-elle.
Belga