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Les associations craignent une crise humanitaire après la suppression de 1.000 places d’accueil: “Ils vont s’entasser dans les rues”

13 octobre 2026 - 15h11

Les syndicats craignent également la perte de 260 emplois dans le secteur de l’accueil des réfugiés à Bruxelles.

Les représentants des associations et des syndicats des travailleurs actifs dans l’accueil des réfugiés à Bruxelles n’étaient guère optimistes mardi à l’issue d’une réunion avec la ministre de l’Asile, Anneleen Van Bossuyt. Ils redoutent toujours que la suppression du financement de 1.000 places d’accueil dans le cadre du “Brussels Deal” ne provoque une crise humanitaire et sanitaire dans la capitale.

Au mois de juillet, la ministre N-VA a annoncé la fin de ce financement. Elle a invoqué la réduction de la liste d’attente pour être accueilli dans un centre dépendant de Fedasil. Et affirmé en outre qu’il ne lui appartenait pas de prendre en charge le problème du sans-abrisme à Bruxelles. L’an prochain, 1.000 autres places devraient connaître le même sort.
Mais pour les associations, ce raisonnement ne tient pas. Une grande partie des sans-abris à Bruxelles est issue de la migration, ont-elles rappelé.

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“Nous sommes venus dans une logique très pragmatique. Si le gouvernement précédent a décidé de payer 42 millions d’euros, c’est parce qu’il reconnaissait les conséquences de la politique migratoire sur Bruxelles. Nous l’avons appelé au même pragmatisme”, a expliqué le directeur de BelRefugees, Mehdi Kassou. “La ministre nous a entendus mais rien ne nous a permis d’obtenir des garanties sur le maintien du financement”.

Des discussions sont en cours entre le gouvernement fédéral et la Région bruxelloise pour mettre au point un “Brussels Deal 2.0”. Quoi qu’il en soit, selon toute vraisemblance, le nombre de places financées par le fédéral sera significativement réduit et la Région ne pourra pas compenser l’ensemble de la perte.

“On va se retrouver avec une crise humanitaire et sanitaire à Bruxelles comme on n’en a jamais connu. On espère que la discussion entre la Région et le fédéral nous évitera le pire… Mais aujourd’hui, je ne suis pas optimiste: la ministre campe sur ses positions”, a souligné M. Kassou.

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Les centres d’accueil bruxellois sont saturés. Deux d’entre eux ont fermé leur porte. “Les personnes vont s’entasser dans les rues de Bruxelles”, a averti le directeur la fédération des maisons d’accueil et services d’accompagnement des sans-abris Bico, Adrien Lecomte.

Cette décision fédérale a aussi un impact sur le personnel de ces structures. Les syndicats redoutent la perte de 260 emplois. Aujourd’hui déjà, la situation est tendue, y compris chez les personnes accueillies. “Les travailleurs sont déjà à genoux et ils ressentent aujourd’hui une agressivité qui monte envers eux”, a indiqué la secrétaire permanente SETCa, Gladys De Paepe.

Belga – Photo : Belga Image