L’enseignement supérieur espère un refinancement, MR et Engagés veulent boucler pour le 16 juillet

La consultation du duo de formateurs Bouchez-Prévot auprès du secteur de l’enseignement s’est poursuivie vendredi après-midi avec dans un premier temps les recteurs d’universités et les autres acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, et dans un second temps les représentants des étudiants. Après cette dernière journée de contacts avec la société civile, l’idéal serait d’avoir de nouveaux gouvernements “avant le 16 juillet”. Mais MR et Engagés ne s’enferment pas dans un calendrier, assure Maxime Prévot.

“Ils nous ont entendus (…) Je pense qu’il y a quand même une convergence dans une prise de conscience qu’il y a un besoin de changer quelque chose. Qu’il y a une augmentation d’étudiants avec une enveloppe fermée”, a résumé la rectrice de l’ULiège Anne-Sophie Nyssen, en quittant le Parlement. “Il faut réaménager les choses pour que les conditions de travail à la fois des enseignants, des étudiants et du personnel soient améliorées, et le taux de réussite aussi”.

Les demandes des recteurs tournent autour d’un point essentiel: un refinancement de l’enseignement supérieur. “Mais nous avons aussi parlé du problème des étudiants non-résidents”, qui représentent dans certaines filières une grosse part de l’auditoire mais qui quittent ensuite le pays. “On est tout à fait conscient qu’il faut pouvoir redonner des moyens à l’enseignement supérieur. Après, selon quelles modalités et quel rythme, on n’a pas encore eu l’occasion d’en débattre (avec le MR)”, réagit dans la foulée Maxime Prévot.

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Du côté des présidents du MR et des Engagés, les rapprochements de positions et les compromis entre les deux formations doivent encore avoir lieu. Parallèlement aux consultations de la société civile, menées par les deux présidents avec leurs chefs de cabinet et experts (sherpas) respectifs, les groupes de travail s’y attellent. Des groupes de travail qui seront justement “alimentés par les messages issus des concertations actuelles”, indique le président des Engagés après avoir reçu les acteurs de l’enseignement supérieur.

L’objectif des formateurs est d’avoir des gouvernements wallon et de Fédération Wallonie-Bruxelles “avant la fête nationale”. “L’idéal serait même qu’ils puissent être portés sur les fonts baptismaux pour le 16 juillet. C’est la date à laquelle Elio Di Rupo va prêter serment à l’Europe. Et donc ça éviterait de devoir pour quelques jours désigner un ministre-président ad intérim”, ajoute Maxime Prévot. “Mais après, on n’a pas envie de s’enfermer dans un calendrier. La négociation de fond sera toujours bien plus importante que des questions de timing.”