Le prix des appartements stagne à Bruxelles en 2025

Maison à vendre Immobilier Illustration - Belga Benoit Doppagne

Selon le Baromètre ERA 2025, le prix des appartements bruxellois n’a augmenté que de 0,8 % en 2025, une quasi-stagnation pour la troisième année consécutive.

Alors que la baisse des droits d’enregistrement a relancé le marché immobilier wallon, Bruxelles continue de perdre du terrain. Après les fortes hausses observées avant et pendant la pandémie, le marché bruxellois semble à l’arrêt. “Les fortes augmentations observées avant et au début de la pandémie appartiennent clairement au passé”, confirme Sven Damen, professeur d’économie immobilière à l’Université d’Anvers.

Autre signal marquant : le temps nécessaire pour vendre un appartement à Bruxelles. En 2025, il faut compter en moyenne 161 jours pour conclure une vente, contre 106 jours en 2020. Cela représente une augmentation de plus de 50 % en cinq ans, et un délai nettement supérieur à celui observé en Flandre (139 jours).

Pour ERA, cette situation s’explique par la complexité réglementaire bruxelloise, l’instabilité politique et des procédures administratives longues, tant au niveau communal que chez les notaires bruxellois.

Les investisseurs tournent le dos à Bruxelles

Le recul de l’investissement privé constitue l’un des principaux facteurs expliquant cette évolution. Bruxelles reste pourtant une région très majoritairement locative : près de 7 habitants sur 10 vivent dans un appartement, et seul un Bruxellois sur cinq est propriétaire de son logement.

Du côté des bailleurs, le cadre réglementaire s’est progressivement renforcé. Grilles de loyers, encadrement des augmentations entre deux contrats, limitations des informations pouvant être demandées aux candidats locataires, droit de préemption ou encore double enregistrement des baux figurent parmi les contraintes évoquées.

“Tous ces éléments amènent les investisseurs à douter de la pertinence d’un investissement dans un appartement bruxellois. Selon le réseau immobilier, une partie des investissements se réoriente dès lors vers la Flandre et la Wallonie, où le cadre réglementaire est perçu comme plus stable”, précise Johan Krijgsman, CEO d’ERA.

Bruxelles marque le pas

Alors que la Wallonie et la Flandre restent dynamiques, le marché immobilier bruxellois marque le pas. Cadre réglementaire strict, délais de vente plus longs et recul des investisseurs freinent le secteur. “En matière de logement et de marché locatif, Bruxelles semble organiser son propre blocage, sans signe d’amélioration à court terme”, conclut le CEO.

Rédaction

BX1
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