Le Parlement bruxellois reconnaît les violences gynécologiques et obstétricales
Le texte, porté par les députées Ecolo Margaux De Re et Farida Tahar, a été approuvé à l’unanimité, sauf abstention du MR.
Le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale a adopté ce mardi une résolution reconnaissant officiellement les violences gynécologiques et obstétricales comme une réalité, un enjeu de santé publique et une violence fondée sur le genre.
En Belgique, une femme sur cinq déclare avoir subi ce type de violences et jusqu’à une sur trois vit son accouchement comme traumatisant. La résolution dénonce notamment des actes médicaux pratiqués sans consentement, des interventions injustifiées ou des paroles humiliantes, touchant plus fortement les femmes les plus vulnérables. “Par ce vote, le Parlement bruxellois dit enfin clairement ce que des milliers de femmes vivent, souvent dans le silence : ce qui se passe dans un cabinet médical ou en salle d’accouchement peut aussi être une violence”, souligne Margaux De Re.
Le Parlement appelle à davantage de transparence sur les pratiques médicales, à la collecte de données et à une meilleure prise en compte de la santé mentale périnatale. Une avancée politique majeure pour promouvoir des soins respectueux et fondés sur les droits des femmes. “Cette reconnaissance formelle est une étape essentielle pour faire évoluer les pratiques et garantir à toutes les femmes des soins respectueux, dignes et fondés sur leurs droits”, conclut Margaux De Re.
Rédaction