Le Hub humanitaire ouvre les portes de ses nouveaux locaux avenue du Port

Après trois mois rue Frontispice et un an et demi d’activité à la gare du Nord de Bruxelles, le Hub humanitaire a entamé ses premières consultations dans ses nouveaux locaux situés avenue du Port à Bruxelles.

L’installation dans le bâtiment du Port de Bruxelles s’est terminée lundi. Mardi matin, des maraudes ont commencé, effectuées par les différents services en charge du lieu – à savoir Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, la Croix-Rouge et la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés – pour rappeler au public cible où se trouve le nouveau Hub humanitaire.

A la Gare du Nord, les locaux étaient de plein pied, alors que le nouveau bâtiment compte 3 étages. Cependant, la surface est équivalente, à savoir environ 1.000 m2. Le bail pour les locaux utilisés à la Gare du Nord était arrivé à échéance fin mars. Une dernière prolongation avait été obtenue. Le Port de Bruxelles met ce bâtiment inoccupé à la disposition du Hub pour une durée d’un an reconductible.

Entre 800 et 1000 personnes dans le besoin

“Pour l’instant, la plateforme citoyenne organise l’accueil et le hub humanitaire propose des soins et des informations, mais ces services ne sont pas articulés avec les politiques publics : avec Fedasil, les CPAS, les organismes d’emploi…“, explique Pierre Verbeeren. “Depuis août 2017, on a déposé un modèle de centre d’orientation et d’information qui serait articulé avec les fonctions publiques. (…) Ce n’est pas un public énorme. On estime qu’il y a entre 800 et 1.000 personnes à Bruxelles qui ont besoin de ce type de services. Il y a une hystérie politique sur ces questions-là alors que le problème est circonscrit, il est universel et les solutions sont connues“.

Sur les 4 premiers mois de 2019, le Hub a fait mensuellement 4.300 entrées, soit en moyenne 250 personnes par jour, dont 15 à 20% de femmes. Chaque mois, ce sont en moyenne plus de 600 consultations médicales et plus de 200 consultations en santé mentale qui y sont effectuées. Le service d’information sociale et administrative réalise pour sa part environ 180 entretiens par mois tandis que le service de rétablissement des liens familiaux facilite plus de 600 appels vers les pays d’origine et plusieurs dizaine d’entretiens visant à maintenir ou rétablir le lien avec des personnes disparues sur la trajectoire migratoire.

Chaque mois, 30 jeunes et enfants sont vus par le service pour mineurs étrangers non accompagnés (MENA) développé en partenariat avec SOS Jeunes. Deux fois par semaine, 230 personnes en moyenne se rendent au service de distribution de vêtements.

Belga

Reportage de David Courier et Yannick Vangansbeek

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13 juin 2019 - 16h19
Modifié le 13 juin 2019 - 16h57