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Le droit à l’avortement est toujours un combat à défendre

Il y a 50 ans était publié dans le Nouvel Obs, le Manifeste des 343. 343 femmes comme Catherine Deneuve, Simone de Beauvoir ou Gisèle Halimi avouaient s’être fait avorter alors que cela était illégal. Quatre ans plus tard, la France légalise l’avortement. En Belgique, il faudra attendre 1990 et aujourd’hui encore, le sujet reste délicat.

En 2018, le gouvernement souhaite sortir l’avortement du code pénal. En Belgique, il est légal d’avorter mais en respectant les conditions écrites dans le code pénal. Plusieurs partis politiques et mouvements féministes souhaitent qu’il soit retiré du code pénal et en même temps veulent un allongement du délai légal qui passerait de 12 à 18 semaines et un délai de réflexion de 48 heures au lieu des 6 jours actuels.

Le projet de loi est discuté en commission mais le CD&V en fait un point de rupture pour monter dans le gouvernement Vivaldi. Finalement, à force de rentrer des amendements au texte de loi, le projet n’est pas voté. Une étude objective doit toujours être examinée. On parlait d’un vote pour mars 2021 mais la question n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Cette situation n’étonne pas Sylvie Lausberg, directrice du centre d’études du Centre d’action laïque. Le sujet de l’avortement reste toujours délicat car on infantilise toujours la femme. Et on lui demande également de porter à elle seule le poids de la contraception.

■ Interview de Sylvie Lausberg par Vanessa Lhuillier

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06 avril 2021 - 12h52
Modifié le 06 avril 2021 - 12h52