Le bonheur des Belges à nouveau en recul, mais les Bruxellois sont en tête
Tout comme il y a un an, le bonheur des Belges est à nouveau en recul, ressort-il de la dernière étude nationale sur le bonheur, menée auprès de 2.300 personnes par l’Université de Gand (UGent) et l’assureur NN et publiée lundi. Les Belges lui attribuent en moyenne une note de 6,53 sur 10. Pour la première fois, les retraités ne se déclarent plus davantage heureux que les actifs.
Après un léger rebond observé jusqu’en 2024, la tendance est donc à nouveau orientée à la baisse. Début 2020, les Belges évaluaient leur bonheur à 6,73 sur 10. Après la pandémie de Covid-19, il y avait eu une légère reprise grâce au renforcement des liens sociaux. Les incertitudes économiques et géopolitiques actuelles pèsent cependant lourd sur le sentiment de bonheur.
Les scores les plus faibles chez les chômeurs et ceux en incapacité
Sur le plan régional, les Wallons affichent le score le plus faible (6,36). Les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale obtiennent le score le plus élevé (6,62), suivis de près par les Flamands (6,61).
Pour la première fois depuis le lancement de l’enquête en 2017, les retraités ne se déclarent pas plus heureux que les personnes actives. Cet écart est en revanche très marqué pour les personnes au chômage ou en incapacité de travail. Les scores les plus faibles sont enregistrés chez les chômeurs (5,32) et les personnes en incapacité (5,13).
Pour la première fois depuis le lancement de l’enquête en 2017, les retraités ne se déclarent pas plus heureux que les personnes actives. Cet écart est en revanche très marqué pour les personnes au chômage ou en incapacité de travail. Les scores les plus faibles sont enregistrés chez les chômeurs (5,32) et les personnes en incapacité (5,13).
Ces deux dernières catégories “ressentent surtout un manque d’autonomie, se sentent moins compétentes dans l’un ou l’autre domaine et sont confrontées à un manque de sens. Il s’agit là d’un défi politique important, tant en termes de réactivation que de prévention”, analyse le professeur Lieven Annemans, qui dirige depuis 10 ans la chaire de recherche nationale sur le bonheur NN-UGent. Pour lui, avoir une activité utile ou un but dans la vie apparaît donc comme un facteur clé du bien-être.
Belga – Photo : Belga