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La défense de Thomas Rorive demande de “rétablir son honneur”, la procureure recadre sur la notion de consentement

Au bout de deux heures de plaidoiries pour soutenir l’innocence de Thomas Rorive, la défense de l’ancien journaliste de la RTBF a demandé mardi au tribunal de première instance de Bruxelles de “rétablir son honneur”. La défense du prévenu, poursuivi pour un viol commis sur une personne vulnérable et une atteinte à l’intégrité sexuelle, a demandé l’acquittement ou, à titre subsidiaire, le sursis simple. “Une position sexuelle n’implique pas un consentement”, a recadré la procureure du Roi.

Selon la défense de Thomas Rorive, la relation sexuelle “était consentie” avec la plaignante concernant l’inculpation de viol du 13 janvier 2021. Et l’attouchement sexuel du 22 octobre 2021 à Schaerbeek, dénoncé par une collègue de la RTBF, “n’a jamais existé“. Son conseil, Me Jean-Pierre Buyle, a notamment présenté au tribunal trois captures d’écran provenant d’une caméra de surveillance placée dans le salon de Thomas Rorive pour attester du fait que la plaignante aurait été “consciente”, “aimante”, “active” et “pas inerte” pendant l’acte et dès lors, selon la défense, consentante.

En listant 23 éléments pour tenter de disculper son client, Me Jean-Pierre Buyle a surtout renvoyé la faute sur les deux plaignantes de ce dossier qui auraient fourni, pour la défense de Thomas Rorive, des déclarations “changeantes“, “contradictoires“, trop courtes ou trop tardives pendant l’enquête.

La semaine dernière, la procureure du Roi avait requis contre Thomas Rorive six ans d’emprisonnement ferme et cinq ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines, estimant que, en plus des faits pour lesquels il est poursuivi, Thomas Rorive a répété un schéma de manipulation et de prédation sexuelle sur d’autres femmes depuis 2013.

Me Kennes (partie civile) “serein” quant à la condamnation du prévenu:

“Il y a du chemin à faire”

“Il y a du chemin à faire”, a répliqué mardi la procureure du Roi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, après avoir entendu les deux heures de plaidoiries de la défense de Thomas Rorive. La procureure est revenue sur la définition complète de la notion de consentement libre et éclairé, estimant que les arguments portés par la défense se situent en marge du droit. “Je trouve ces propos déplacés et complètement contraire à la définition légale du consentement”, a-t-elle insisté.

Une position sexuelle n’implique pas un consentement“, a insisté la procureure du Roi pour recadrer l’avocat du prévenu. “C’est précisément ce que le législateur voulait cadrer“, a-t-elle ajouté à propos du code pénal sexuel entré en vigueur en juin 2022.

La procureure du Roi a également rappelé que le consentement ne peut pas être déduit d’une photo. Il peut être retiré à tout moment pendant l’acte à caractère sexuel, a-t-elle aussi rappelé, pour répliquer à la défense de Thomas Rorive, qui a soutenu mardi que la plaignante — absente au procès — était consentante tout du long.

Thomas Rorive, prenant la parole une dernière fois dans ce procès, a déclaré mardi midi qu’il n’avait “aucun problème avec le consentement”. Il demande l’acquittement, ou le sursis simple, pour la prévention de viol commis sur une personne vulnérable et la prévention d’atteinte à l’intégrité sexuelle.

Le prononcé est attendu pour le 25 mars.

Belga – Photo : Belga

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