Illettrisme et dyslexie : la foire du livre cherche des solutions d’accessibilité
Chaque année, la foire du livre de Bruxelles attire des milliers de visiteurs de tous âges, unis par une même passion pour la lecture.
Mais derrière cet enthousiasme se cache une réalité moins reluisante : 10% de la population belge ne sait pas lire ou écrire.
C’est pour répondre à ce défi que la foire du livre porte depuis quelques années le projet Objectif Lire, dont l’ambition est de rapprocher de la lecture les publics qui en sont le plus éloignés. Apport de livres dans des services, cafés littéraires avec des auteurs, lectures d’extraits par des comédiens… les initiatives sont variées pour créer du lien entre les gens et les mots.
La foire est aussi l’occasion de mettre en lumière des solutions concrètes pour ceux qui souffrent de troubles comme la dyslexie, l’hyperactivité ou l’autisme. Venue spécialement de France, l’éditrice Marguerite Soudey présente une collection pensée pour être accessible à tous, grands lecteurs comme personnes dys, sans jamais sacrifier la richesse du contenu.
Un rappel bienvenu que la lecture n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais un droit que la foire s’efforce, le temps d’un week-end, de rendre un peu plus universel.
■ Reportage de Joachim Vincent, Jill Tassin et Manu Carpiaux