Aller au contenu principal
BX1

Foyer anderlechtois : le président de la SLRB S. Akremi ne s’est pas présenté mais assure qu’il viendra

Le président de la SLRB, Safouane Akremi, ne s’est pas présenté jeudi matin à la commission d’enquête sur les irrégularités au Foyer anderlechtois. Il n’a cependant pas refusé d’être auditionné, mais a sollicité la possibilité de l’être à un autre moment pour des raisons d’agenda, a-t-on indiqué mercredi à la présidence du Parlement bruxellois.

À même source, on précise qu’il s’est dit disponible dans un délai rapproché. La saisine des autorités judiciaires pour l’entendre ne sera donc pas activée. Le nom de M. Akremi (vooruit) a été évoqué dans le cadre du reportage de la VRT révélant de potentielles irrégularités commises par le président du Foyer anderlechtois qu’il fréquentait régulièrement. M. Akremi a démissionné de la présidence de la SLRB en avril 2024 après des informations remontées à la surface dans le cadre de l’audit 2024 sur le Foyer anderlechtois.

►Lire aussi | Que se passe-t-il à la commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois? “On est dans le chaos organisé”

Selon celles-ci, avant son accession à la présidence de la SLRB, M. Akremi était devenu, en décembre 2022, co-gérant, à titre gratuit, détenant 50% des parts de la société D Market. Cette société a conclu un bail commercial pour occuper un espace appartenant au Foyer anderlechtois en avril 2023.

Celui qui était entretemps devenu président de la SLRB a démissionné de son mandat de gérant de D Market et restitué ses actions une semaine après la diffusion des informations de l’audit.
Le 3 février dernier, il est apparu que D Market avait une dette locative de près de 24.000 euros envers le Foyer. M. Akremi a alors remis sa démission de la présidence du CA de la SLRB.
Les demandes de report d’auditions concernent aussi d’autres témoins dont l’assistante du président du Foyer anderlechtois.

Cette situation, dans le contexte d’une décision par 37 oui et 47 abstentions de finir les travaux à tout prix avant le 21 juillet, n’a pas manqué de susciter de nouveaux échanges vifs en début de séance plénière.

Certains dans l’opposition, qui enragent contre le rythme effréné des travaux, n’ont guère apprécié que ces changements liés à des disponibilités de témoins aient été imposées sans réunion du bureau de la commission habilité à faire des propositions à ce sujet, ni vote en commission.

La présidence de la commission est assise entre deux chaises en raison de ces changements liés à des questions de disponibilités de témoins car d’une part, elle est tenue de faire avancer les travaux, et d’autre part, les changements de dernière minute ne concernent que “des incompatibilités de calendrier et non des changements à la liste de personnes à auditionner”.

Parmi les invités du jour, les commissaires ont longuement entendu le vice-président et ‘administrateur-délégué de la Société du Logement de la Région bruxelloise, Raphaël Jehotte.
Sous ce dernier statut, celui-ci a pris part, depuis 2020 et jusqu’en décembre dernier, moment de sa mise à l’écart forcée pour raison de santé, aux réunions du comité de direction, organe qui apporte, selon lui, un soutien à l’opérationnel mais s’inscrit dans une logique stratégique.

►Lire aussi | Fabrice Cumps sur la présidence du Foyer anderlechtois: “C’est un gros imbroglio !”

M. Jehotte s’est présenté à la commission alors qu’il est toujours en repos médical forcé. Il a dit avoir donné suite à une demande en ce sens notamment pour éviter d’avoir à le faire sur réquisition judiciaire.

Au lendemain de celle du directeur général et de la directrice générale adjointe de la SLRB, son audition n’a pas fourni d’élément neuf quant aux faits révélés par l’émission Pano de la VRT qu’il n’a pas (encore) regardée en raison de son état de santé.

Toujours selon ses propos, cet ex-sherpa socialiste durant les longs mois de négociations pour former un gouvernement bruxellois n’a pas non plus écouté les nombreuses auditions organisées au pas de charge depuis le 15 juin dernier, hormis, partiellement, celle de la direction générale de la SLRB, lundi et mardi.

L’administrateur-délégué a assuré ne jamais avoir été impliqué dans des attributions de logement, Le seul cas qui peut le lier aux attributions, c’est en cas de recours au comité de direction. Mais le recours est instruit par les équipes de l’opérationnel. Son rôle se limitait à une validation ou à une non validation, a-t-il contextualisé. Ses contacts avec le président du Foyer anderlechtois étaient quant à eux “épisodiques et en lien avec l’audit“.

►Lire aussi | Foyer anderlechtois : la direction de la SLRB soutient n’avoir reçu aucune plainte avant le reportage de la VRT

M. Jehotte a ajouté que sa connaissance de la situation au Foyer anderlechtois et de son évolution lui était remontée dans le cadre de l’audit. Il a encore dit ne jamais avoir reçu personnellement de signalements de plaintes. “Mon niveau d’intervention n’arrive que quand plusieurs choses ont déjà été accomplies“.

Comme avec l’administrateur-délégué, les commissaires ont eu avec deux administrateurs de la SLRB, MM. Erdem Resne et Simon Willocq, de longs échanges sur les questions relatives au contrôle du travail des SISP et des attributions, ainsi que sur les moyens de l’améliorer le cas échéant. Ceux-ci ont notamment souligné qu’il y avait énormément de filtres avant qu’un problème remonte au CA.

Belga

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales