Explosions au Treurenberg: “L’enquête risque d’être assez longue, beaucoup d’hypothèses sont sur la table”
Le lendemain des deux explosions au Treurenberg, qui ont coûté la vie au pompier Olivier Francotte, l’enquête commence et sera longue.
Sur place, des barrières de police cachent le bâtiment du Conseil de résolution unique (CRU), où la fuite de gaz s’est produite, suivie des déflagrations. Une dizaine de policiers étaient présents toute la journée aux abords du bâtiment, tandis qu’à l’intérieur, des analyses avaient lieu.
L’auditorat du travail explique que les analyses visaient à la “mise en sécurité du bâtiment du point de vue du gaz“. Des vérifications ont également été faites “relatives à la stabilité du bâtiment“. Si la stabilité externe du bâtiment est assurée, il n’en va pas de même en ce qui concerne la stabilité interne. “Certains éléments pourraient éventuellement s’écrouler“, explique Fabrizio Antioco, porte-parole de l’auditorat du travail.
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La protection civile, des magistrats de l’auditorat du travail, ainsi que des experts de l’Union européenne étaient sur place. L’enquête est désormais en cours pour comprendre précisément les circonstances de l’accident. “L’expertise commence aujourd’hui, l’enquête risque d’être assez longue. Il y a beaucoup de vérifications qui doivent être faites, beaucoup d’hypothèses sur la table. Cela prendra sans doute un certain temps“, précise Fabrizio Antioco.
À ce stade, impossible encore de dire quand les vérifications du bâtiment pourront débuter et quand celui-ci pourra à nouveau être accessible.
En ce qui concerne les trois blessés, un pompier et deux collaborateurs de Sibelga, l’auditorat du travail ne communique pas encore sur leur état de santé, si ce n’est qu’ils sont hospitalisés dans un état grave.
■ Reportage de Sarah Uenten, Charlotte Verbruggen, Charlotte Pire et Guillaume Bruwier