Environ 200 personnes revendiquent le terme “climato-alarmiste” à Bruxelles
L’action dénonce le manque de fermeté des gouvernements belges face à l’urgence climatique.
Quelque deux cents personnes, selon la police, se sont rassemblées jeudi en fin de matinée place de la Monnaie à Bruxelles pour lancer une nouvelle campagne, baptisée Climate Alarmist, dont le but est de revendiquer le terme “climato-alarmiste” comme un étendard plutôt qu’une insulte.
L’action, menée par les associations Grands-Parents pour le Climat et Grootouders voor het Klimaat, dénonce le manque de fermeté des gouvernements belges face à l’urgence climatique.
“Cette action est très importante, car on se rend compte qu’il faut relancer un mouvement, qui avait été lancé par les jeunes”, a déclaré Bruno Goffart, co-fondateur des Grands-Parents pour le climat. “On a réellement le sentiment que c’est notre humanité qui est mis en danger.”
Des organisations telles que Greenpeace, Bond Beter Leefmilieu et Amnesty International, ainsi que le parti Groen et son président, Aimen Horch, ont également pris part au rassemblement. L’ancien journaliste de la VRT et animateur Nic Balthazar assurait l’animation de l’événement.
Des organisations telles que Greenpeace, Bond Beter Leefmilieu et Amnesty International, ainsi que le parti Groen et son président, Aimen Horch, ont également pris part au rassemblement. L’ancien journaliste de la VRT et animateur Nic Balthazar assurait l’animation de l’événement.
Les activistes ont entonné des chants aux paroles adaptées à l’occasion. Selon les organisateurs, le terme “climato-alarmiste” a longtemps été utilisé pour discréditer les militants qui alertaient sur les vagues de chaleur, les sécheresses et les catastrophes naturelles.
Face à la multiplication des feux de forêt et des sécheresses en Espagne, en France et dans les Hautes Fagnes, les Grands-Parents pour le Climat veulent aujourd’hui se réapproprier ce qualificatif.
Face à la multiplication des feux de forêt et des sécheresses en Espagne, en France et dans les Hautes Fagnes, les Grands-Parents pour le Climat veulent aujourd’hui se réapproprier ce qualificatif.
Les organisateurs affirment ne plus hésiter à se revendiquer alarmistes, estimant qu’alerter face à un danger réel relève de la responsabilité plutôt que du pessimisme. Ils dénoncent également une passivité des autorités qu’ils jugent inacceptable, alors que les bénéfices de l’industrie des énergies fossiles continuent, selon eux, d’augmenter.
“Nous voulons qu’ils aient une vision à long-terme pour les jeunes. C’est cela que nous attendons des autorités”, a affirmé Bruno Goffart. “Il est plus que temps de les interpeller. Ils se montrent responsables en matière de budget, mais il n’y a pas que le budget dans la vie. Il y a la vie elle-même. Ils semblent complètement l’ignorer. On est là pour leur rappeler.”
Le coprésident de Grootouders voor het Klimaat, Hugo Van Dienderen, a également dénoncé des responsables politiques belges se comportant en “complices” d’une centaine de grandes entreprises responsables, selon lui, de 70% des émissions mondiales. Il a accusé ces entreprises de freiner l’essor de produits moins polluants ou plus verts.
Les organisateurs ont enfin appelé à participer massivement à la marche pour le climat, prévue le 11 octobre prochain.
Belga