Elke Van den Brandt appelle à des règles plus strictes pour les trottinettes privées
La ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) estime que le gouvernement fédéral devrait édicter des règles plus strictes pour l’utilisation des trottinettes électriques privées dans l’espace publique. Elle appuie partiellement l’appel, sur Bruzz, de l’expert bruxellois en mobilité Dirk Lauwers à interdire ces véhicules.
Selon M. Lauwers, cette interdiction est nécessaire pour garantir la sécurité. Selon les chiffres de la police d’Anvers portant sur les trois dernières années, pour chaque accident impliquant une trottinette électrique partagée, cinq accidents impliquaient une trottinette électrique privée.
À partir du 1er janvier 2027, les trottinettes partagées seront interdites dans la capitale. Or, en 2023, Paris a pris une mesure similaire et le nombre d’accidents de trottinettes électriques dans la capitale française a augmenté de 33 % en 2025.
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Elke Van den Brandt reconnaît le problème et rappelle que “la réglementation des trottinettes privées relève de la compétence du gouvernement fédéral, et non de la Région“. “Nous devons être beaucoup plus stricts avec ces trottinettes privées. Les gens les utilisent souvent, mais nous constatons également que le risque d’accident grave est dix fois plus élevé avec une trottinette qu’avec un vélo. Cela est uniquement dû à l’effet catapulte.”
Selon la ministre, “nous devons absolument nous poser cette question pour la sécurité routière“. Légalement, la vitesse maximale autorisée est de 25 km/h, mais des modèles dépassent cette limite.
Dans une réaction, Touring dit comprendre les préoccupations en matière de sécurité routière, mais estime qu’une interdiction générale des trottinettes électriques privées serait “une mesure disproportionnée.” “Le problème concerne surtout les engins non conformes, débridés ou conçus pour dépasser les limites autorisées sur la voie publique. Les contrôles doivent donc être renforcés afin de retirer ces véhicules de la circulation“, ajoute Touring, tout en estimant que “la responsabilité ne peut pas reposer uniquement sur l’utilisateur” et que “les vendeurs et les importateurs doivent également être responsabilisés.”
Belga