Crèche de l’ULB: des parents décrivent la “destruction de la paix intérieure”
Une mère et un père ont décrit, mercredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, la “destruction de la confiance et de la paix intérieure” qu’ils vivent depuis le 25 février 2025.
Ce jour-là, ils étaient appelés par le parquet de Bruxelles pour prendre connaissance de l’instruction ouverte contre une puéricultrice de la crèche de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et son compagnon, alors suspectés de violences sexuelles commises sur leur enfant.
“Deux ans est l’âge où l’on croit que les adultes sont un espace de sécurité”, a lu à l’audience la mère de l’un des trois enfants victimes d’agression sexuelle. L’ancienne puéricultrice de son enfant, poursuivie devant le tribunal pour viol, atteinte à l’intégrité sexuelle et production d’images de violences sexuelles sur mineurs, devait être une adulte de confiance, mais elle a “choisi de faire subir l’irréparable” à un bébé, a indiqué cette maman.
Les actes commis n’étaient “pas une erreur, une faiblesse, un moment d’égarement”. “C’était un choix”, a-t-elle ajouté.
Le père du même enfant a ajouté, dans le texte préparé pour le tribunal, que C.V. et son compagnon avaient “précisément choisi la vulnérabilité” des enfants gardés à la crèche – “des enfants qui ne parlent pas, qui ne comprennent pas” – pour mener un “terrain d’exploitation”.
“Vous avez profité d’une confiance absolue”, a poursuivi ce père. “Vous avez introduit le doute quelque part où il ne devait jamais entrer”, a-t-il ajouté, à propos de la perte de confiance pour les parents concernés ou alertés par cette affaire.
Les deux parents, parties civiles au procès, ont demandé mercredi au tribunal correctionnel la reconnaissance de la souffrance, du traumatisme, de la trahison et du préjudice “global, psychique et institutionnel” présent dans ce dossier.
Au deuxième jour de ce procès, ils ont demandé que la justice “condamne sans impunité” et “protège les enfants”.
Belga