Corruption à la SFPIM: Jean-Claude Fontinoy visé par une enquête du parquet de Bruxelles
L’ancien bras droit de Didier Reynders, Jean-Claude Fontinoy, est cité dans une affaire qui concerne des rémunérations présumées dissimulées. Le dossier porte sur des faits qui remonteraient à 2023 et 2024.
Le parquet de Bruxelles mène depuis le début de l’année 2026 une information judiciaire concernant des faits présumés de corruption publique au sein de la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPIM), a-t-il indiqué jeudi.
Un premier volet de l’enquête est terminé et sera introduit devant le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles en novembre 2026. La division économique et financière de la police judiciaire fédérale de Bruxelles a notamment mené des investigations bancaires, des perquisitions et de nombreuses auditions. Plusieurs personnes ont été privées de liberté.
Les faits examinés remontent à 2023 et 2024. Selon le parquet, l’ancien président du conseil d’administration de SFPIM International et son conseiller auraient organisé, via une ASBL, une rémunération occulte pour des prestations liées à la préparation d’une demande de financement auprès de la société.
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À cette époque, SFPIM International était présidée par Jean-Claude Fontinoy, ancien bras droit de Didier Reynders. Fontinoy a dirigé cette filiale de 2010 à 2024, mais “n’a jamais exercé de responsabilité au sein de la maison-mère SFPIM”, précise cette dernière dans un communiqué publié jeudi.
La SFPIM indique avoir pris connaissance des informations de presse selon lesquelles Fontinoy “pourrait être concerné” par l’enquête. Elle souligne toutefois qu’à sa connaissance, les faits visés par la procédure concernent les activités de SFPIM International et les personnes physiques qui y étaient liées. “Ils ne sont pas imputés à SFPIM en tant qu’institution”, ajoute-t-elle.
La société affirme avoir “pleinement collaboré avec les autorités judiciaires” et assure qu’aucun de ses collaborateurs n’est, à sa connaissance, impliqué ou cité devant le tribunal dans ce dossier. Elle n’exclut pas d’engager des démarches “afin de protéger ses intérêts”.
SFPIM International a été absorbée par la SFPIM en juin 2026 dans le cadre d’une réorganisation du groupe. L’enquête se poursuit concernant ses autres volets.
Les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence.
Belga – Photo : Belga Image