Cobble mise sur la fabrication artisanale de vélos
Saviez-vous qu’à Bruxelles, des vélos sont encore fabriqués artisanalement ? À Molenbeek, une jeune entreprise fait le pari de perpétuer ce savoir-faire.
■ Reportage de Claire Vermeulen et Nicolas Scheenaerts
Il y a un an, François Halin et Antoine Dubois se sont lancé un défi : apprendre à fabriquer des cadres de vélo à l’ancienne, entièrement à la main. “On commence avec des tubes. Les premières étapes, ça va être de couper les tubes aux dimensions. Puis on va les assembler sur un gabarit et puis finalement souder les tubes ensemble pour faire une pièce, un cadre de vélo entier”
Pour leurs vélos, ils ont choisi de travailler avec de l’acier, un matériau moins utilisé aujourd’hui. “C’est le matériau pour moi le plus pertinent pour un vélo. C’est une industrie européenne. Il est réparable. Il a des propriétés mécaniques extraordinaires. Il ne fatigue jamais, par exemple”, estime Fançois Halin.
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Mais fabriquer un vélo de cette manière demande du temps. Il faut environ 40 heures de travail pour réaliser un cadre. Pour le moment, les deux hommes continuent donc chacun leur activité à mi-temps. “C’est sûr que c’est un vrai challenge. La fabrication artisanale de vélos, ce n’est pas quelque chose de facilement rentable. On est à la recherche d’un modèle économique qui peut fonctionner. On a choisi la petite série”, raconte Antoine Dubois.
Les deux associés espèrent donc vendre une dizaine de vélos d’ici décembre. Pour s’offrir l’un de ces deux-roues fabriqués à Molenbeek, il faut compter entre 2 800 et 3 100 euros, avec environ trois mois d’attente.
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