Brussels Airlines dénonce “un terrain de jeu inéquitable” avec l’aéroport de Charleroi
Brussels Airlines a réitéré vendredi, en marge de la publication de ses résultats financiers annuels, ses critiques vis-à-vis des coûts réduits pratiqués à l’aéroport de Charleroi (BSCA) par rapport à celui de Zaventem. La compagnie réclame “un terrain de jeu équitable”.
Plusieurs coûts sont concernés et expliquent cette différence. Il s’agit notamment des taxes aéroportuaires, des coûts de sécurité et de la “terminal navigation charge”, une somme que le contrôleur aérien Skeyes perçoit pour chaque avion au décollage.
L’an dernier, la compagnie a déboursé 345 millions d’euros en “frais et charges”, une rubrique qui englobe ces coûts, contre 307 millions d’euros en 2024. La hausse a été de 12% en un an.
“Nous voulons les mêmes règles pour les mêmes aéroports”, a demandé vendredi Dorothea von Boxberg. A ses yeux, l’argument selon lequel Charleroi bénéficie de subsides parce qu’il s’agit d’un aéroport régional n’est plus valable, surtout qu’il voit désormais passer plus de 10 millions de passagers par an.
Pour la CEO, que Brussels Airlines paie trop cher ou que les compagnies aériennes à Charleroi paient trop peu n’est pas l’essentiel. “Il doit y avoir des conditions équitables, voilà le problème.”
L’augmentation annoncée de la taxe fédérale sur les vols, qui pourrait passer à 10 euros, n’est dès lors pas tout à fait pour déplaire à la compagnie belge. “Elle sera la même pour tous les passagers et rendra donc les choses un peu plus équitables”, anticipe sa patronne allemande, préférant ce modèle à celui d’une taxe calculée sur un pourcentage.
Belga