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Bert Engelaar, président de la FGTB : “Une pension juste n’est pas un cadeau, c’est un droit”

“L’indexation des salaires n’est pas un détail, une ligne sur un tableau. C’est la vraie vie”, a scandé jeudi matin devant des dizaines de milliers de manifestants le président de la FGTB Bert Engelaar. “Les prix montent sans cesse, le salaire ne suit pas tout seul. Toucher à l’indexation c’est toucher à la dignité”, a-t-il rappelé avant le départ de la manifestation nationale qui se tient à Bruxelles.

L’homme fort du syndicat socialiste, depuis le départ de Thierry Bodson qui était bien présent parmi les manifestants, a vivement critiqué le gouvernement “qui s’en prend toujours à ceux qui tiennent ce pays debout : les travailleurs”.

Parmi les mesures “inacceptables” de l’exécutif, M. Engelaar a également dénoncé la réforme des pensions. “Une pension juste n’est pas un cadeau, c’est un droit“, a-t-il affirmé. “Une société digne protège les pensions et respecte ses anciens.”

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Ses homologues des syndicats chrétien et libéral n’ont pas dit autre chose. Ann Vermorgen pour les verts a dénoncé un gouvernement “qui brise la sécurité sociale” avec ses “plans imbuvables”, citant notamment “l’assouplissement du travail de nuit et des heures supplémentaires” qui seront “moins bien rémunérés”. La cible principale reste cependant la réforme des pensions. “Devrons-nous travailler jusqu’à l’épuisement ?”, a demandé la présidente de la CSC.

Son collègue de la CGSLB, Gert Truyens, a estimé que la réforme du gouvernement était celle d’une société utopique. “Comme si tout le monde pouvait travailler pendant 40 ans, sans interruption. Comme si personne ne tombait malade ou ne devait s’occuper des enfants.” Une société qui épuise ses travailleurs met en péril son propre avenir”, a-t-il prévenu. Et encore une fois, “ce sont les femmes qui en paieront le prix fort”. Le président a crié l’urgence d’un réel dialogue social pour ajuster les politiques : “les efforts doivent être répartis équitablement”. La CGSLB avait laissé le libre choix à ses affiliés de participer ou non à la manifestation, “ce n’est pas parce qu’ils sont devant leurs élèves” ou ailleurs au travail, “qu’ils sont d’accord avec” la direction prise par le gouvernement, a-t-il rappelé.

Selon la FGTB, plus de 100.000 personnes ont fait le choix de marcher jeudi pour dire tout le mal qu’elles pensent des mesures prises pas le gouvernement de Bart De Wever. Le Premier ministre et le président du MR, Georges-Louis Bouchez, sont les deux principales cibles de calicots.

Belga

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