Bernard Clerfayt: “Theo Francken est fort dans les tweets, mais faible sur le terrain”

Bernard Clerfayt, député bruxellois Défi et bourgmestre de Schaerbeek, était l’invité de L’Interview ce lundi. Il a répondu aux questions de Jean-Jacques Deleeuw.

Il a tout d’abord réagit à l’inculpation pour trafic d’influence d’Armand De Decker (MR). “Il y avait tellement de soupçons que je pense qu’il est légitime qu’il soit inculpé. Inculpé ne veut pas encore dire coupable, mais cela va amener à avoir plus de clarté sur le dossier.”

Concernant la migration, Schaerbeek a été invitée a une réunion pour parler des transmigrants à la Gare du Nord. Bernard Clerfayt dénonce ce lundi l’inertie des autorités fédérales concernant la présence de nombreux migrants, en transit en Belgique, à proximité de la Gare du Nord à Bruxelles.

Il y a un vrai problème à la Gare du Nord. Il y a beaucoup de migrants qui restent là et ne savent pas où aller en raison de la politique de monsieur Francken. Et ça crée des problèmes. C’est insupportable pour les gens qui traversent ou travaillent à la gare et pour les migrants qui ne savent pas où aller d’autre. […] Theo Francken fait des déclarations disant que c’est de ma faute si le problème est là. Mais je veux rappeler que la gestion d’une gare, c’est de l’ordre de la police des chemins de fer. M. Jambon ne met pas de moyens suffisants pour gérer l’ordre public à cet endroit.”

Pour le député bruxellois, les solutions que propose Theo Francken ne vont pas. “Il veut faire une grande opération à la gare. Si c’est pour militairement, méchamment, faire une sorte de grande rafle policière, et libérer la grande majorité d’entre eux pour qu’ils reviennent quelques jours après, on n’a réglé aucun problème. On a fait de la communication. M. Francken est fort dans les tweets, mais faible sur le terrain. Chaque migrant qui traine à la gare du nord est la preuve de l’échec des promesses politique de Francken et Jambon.”

Ce qu’il demande: que  la police fédéral assure le maintien de l’ordre à la gare du Nord, que l’office des étrangers soit en mesure de traiter les situations, et que M. Francken ait une proposition pour les migrants à qui il remet un ordre de quitter le territoire, puisque le document leur permet de rester 3 mois en Belgique. “Pendant ce temps-là, qu’est-ce qu’ils font? M. Francken refuse de reconnaitre qu’il a une obligation à l’égard de ces personnes, ce sont des êtres humains. Ils doivent dormir quelque part, avoir à manger, peut-être prendre une douche… et comme ils n’ont aucun hébergement, ils trainent à la Gare du Nord.”

C.TQ

 

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07 mai 2018 - 14h30
Modifié le 07 mai 2018 - 14h58