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Audrey Henry s’exprime sur la friche Josaphat: “Pas de permis de lotir tant que le gouvernement n’a pas statué sur l’avenir”

Le permis de lotir de la friche Josaphat ne sera pas délivré tant que le gouvernement bruxellois n’aura pas statué sur l’avenir du site, a déclaré lundi la secrétaire d’État bruxelloise à l’Urbanisme Audrey Henry (MR).

Interrogée en commission de l’Aménagement d!u Territoire par plusieurs députés sur ce dossier, la secrétaire d’État a livré en ces termes son interprétation des implications du moratoire de 18 mois pour tout développement urbanistique sur plusieurs grands terrains non bâtis, dont la friche Josaphat.

Comme diverses associations, plusieurs députés se sont inquiétés de la poursuite du parcours procédural de la demande du permis de lotir d’une partie du site de 24 hectares autrefois affecté au triage ferroviaire mais rendu à la nature depuis quelques décennies.

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Cette demande prévoit jusqu’à 537 logements, 8.560 mètres carrés d’activités économiques et d’équipements ainsi que 391 places de stationnement souterrain, sur une superficie de 6,76 hectares.

Elle a fait l’objet d’un examen et d’un avis défavorable de la commission de concertation, le 15 octobre dernier à Schaerbeek. Cette commune a été la seule à se prononcer contre le projet, tandis que Bruxelles Environnement, la Direction de l’Urbanisme régionale et la commune d’Evere se sont abstenus. Le dossier est désormais entre les mains de la Région bruxelloise.

“Pour ma part, la portée du gel est très claire: il doit empêcher que des actes soient posés qui préjugeraient du choix final du gouvernement (ndlr: sur l’avenir du site). Cela concerne aussi bien les travaux et la mise en œuvre matérielle du projet, que de nouveaux engagements qui rendraient une autre orientation plus difficile. Dans la procédure de permis, cela vise en particulier la décision finale d’octroyer ou de refuser le permis. Il ne serait donc pas cohérent de délivrer le permis de lotir pendant cette période”, a souligné Audrey Henry.

Aux yeux de la secrétaire d’État, cela ne doit pas empêcher pour autant l’administration, tenue par les règles et les délais du Code Bruxellois d’Aménagement du Territoire (CoBAT) de compléter le dossier, recueillir les avis, examiner les observations des enquêtes publiques et objectiver les conséquences du projet. La poursuite de l’instruction ne réduit pas la marge de décision du gouvernement, a-t-elle insisté.

Pour Audrey Henry, le réexamen du dossier doit être réel. Le gouvernement l’a concrétisé par sa décision du 17 juillet dernier en lançant des groupes de travail sur les sites de la friche Josaphat, du Meylemeersch, du Keyenbempt et du bois de Calevoet.

Pour Josaphat, il s’agit de reprendre le diagnostic qui avait conduit au dialogue compétitif il y a près de dix ans à la lumière des données actuelles: la nouvelle analyse biologique, les besoins en logements et en équipements, les PAD adoptés dans les environs, la mobilité, les infrastructures, les coûts, les risques juridiques et les conséquences financières des différents scénarios.

Ce travail pourrait confirmer certains choix, les modifier profondément ou conduire à une autre trajectoire. Et c’est précisément l’objet des groupes de travail, a-t-elle encore dit.

Belga