Friches urbaines: We are Nature demande de prolonger le moratoire jusqu’en 2030
L’ASBL We are Nature, qui défend le maintien de friches urbaines dans la capitale pour capter du carbone, demande à la cour d’appel de Bruxelles de prolonger le moratoire sur l’urbanisation et l’imperméabilisation des terrains non bâtis de la Région (de plus de 0,5 hectare) obtenu en première instance contre la Région Bruxelles-Capitale.
Lors du procès qui s’est ouvert lundi devant la cour d’appel, à l’initiative de la Région, We are Nature a proposé deux nouvelles échéances pour le gel de l’urbanisation sur les friches: soit l’adoption d’une version révisée du Plan régional d’affectation du sol (PRAS) et du Règlement régional d’urbanisme (RRU), soit l’échéance du 30 juin 2030, au minimum.
“Le moratoire ordonné en première instance comporte une échéance au 31 décembre 2026. Les citoyens demandent qu’il ne prenne pas fin alors que la Région n’a pas encore adapté son cadre réglementaire aux obligations climatiques et de restauration de la nature”, indique We are Nature dans un communiqué diffusé lundi.
La Région Bruxelles-Capitale demande, pour sa part, l’annulation du jugement du 29 octobre 2025, qui avait instauré le premier moratoire sur l’urbanisation des grandes friches jusqu’au 31 décembre prochain.
We Are Nature, Bruxelles Nature et 1.330 citoyens avaient attaqué la Région bruxelloise en 2024 pour qu’elle “cesse de détruire” les friches de la Région. “Les espaces naturels et les sols vivants contribuent à rafraîchir la ville, à absorber l’eau, à stocker du carbone et ils sont l’habitat de la biodiversité. Les détruire aujourd’hui, c’est réduire dangereusement nos capacités de faire face aux épisodes météorologiques extrêmes de demain, et dégrader l’habitabilité de notre ville-région”, poursuit le communiqué.
L’audience de lundi était majoritairement consacrée aux arguments de la Région, tandis que celle du 12 octobre (09h30) sera consacrée aux arguments de l’ASBL We are Nature.