Ambassade américaine à Etterbeek : Vincent De Wolf dénonce “une perte de 4 millions d’euros par an”
Le bourgmestre d’Etterbeek, Vincent De Wolf (MR), se dit profondément inquiet face à l’absence de gouvernement bruxellois. Après l’abandon des négociations, il juge la situation “dangereuse”. Il était l’invité de Bonjour Bruxelles.
Le bourgmestre d’Etterbeek, Vincent De Wolf (MR), ne cache pas son malaise face à l’impasse politique bruxelloise. Après l’abandon des négociations gouvernementales, son état d’esprit est “mitigé”. S’il se réjouit de voir les libéraux encore susceptibles de participer à une majorité, il alerte surtout sur les conséquences d’une absence prolongée de gouvernement. “Rester en affaires courantes n’est pas raisonnable, c’est dangereux”, estime-t-il, évoquant le risque d’une mise sous tutelle de Bruxelles et une image de plus en plus dégradée de la Région auprès des Wallons et des Flamands.
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“J’ai mal à Bruxelles quand je vois ça”, confie-t-il, plaidant pour un gouvernement d’union.
Au niveau communal, le projet d’installation de la future ambassade des États-Unis sur le site de l’ancien siège d’ING fait débat. L’enquête publique a suscité plus de 350 réactions de riverains, partagées entre espoirs de valorisation du quartier et craintes sécuritaires.
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Vincent De Wolf pointe surtout l’impact financier considérable pour Etterbeek : une perte estimée à 4 millions d’euros par an. Il regrette l’absence de compensation fédérale pour les communes accueillant des ambassades, alors que les retombées financières bénéficient principalement à la Région. “Si j’avais pu m’y opposer ou négocier des compensations, je l’aurais fait”, affirme-t-il, rappelant que la compétence du permis relève exclusivement de la Région.
■ Interview de Vincent De Wolf (MR), bourgmestre d’Etterbeek au micro de Vanessa Lhuillier