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Ahmed Laaouej revient sur les attaques au Moyen-Orient : “Le droit international est en miettes”

Ahmed Laaouej était l’invité de Bonjour Bruxelles ce lundi matin pour la rentrée. L’occasion pour le socialiste d’aborder de nombreux sujets dont la guerre au Moyen-Orient, mais aussi le nouveau gouvernement bruxellois. 

Impossible pour Ahmed Laaouej de ne pas être questionné sur l’actualité internationale débordante et écrasante avec l’embrasement de la guerre au Moyen-Orient. Un mot qui n’est pas usurpé pour le socialiste. “On est vraiment dans une déflagration avec des conséquences humaines pour les civils et politiques.”

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Le fraîchement nommé ministre bruxellois est surtout inquiet pour le droit international. “Il est en miettes”, estime-t-il. “Toutes ces interventions décrédibilisent le droit international. Il y a aussi une violation totale de la Charte des Nations Unies. Pourtant, avec le droit, cela permet à tout le monde de s’exprimer. Ce qui n’enlève rien au fait que le régime iranien a massacré son peuple et violé les droits humains. Mais demain, quelle crédibilité on aura, chaque fois qu’on prendra à témoin le droit international pour fustiger un pays qui viendrait à le violer ? Cette crédibilité n’existera plus. Aujourd’hui, c’est la loi du plus fort qui va s’imposer.”

Pas un gouvernement de droite pour Laaouej 

Avant les vacances, un gouvernement bruxellois a fait peau neuve. Le socialiste a obtenu le poste de ministre de l’Action sociale et de la Solidarité et est revenu sur cet accord. Pour lui, pas question de parler d’un gouvernement par défaut, malgré les 23 petites pages de déclaration de politique régionale. “J’ai connu des accords de gouvernement qui faisaient plusieurs centaines de pages, mais qui étaient appliqués pour 30 ou 40 %. Donc ce qui est important, c’est qu’on puisse mettre en œuvre ces accords.”

Il se défend également d’avoir accepté un gouvernement de droite puisque la région doit effectuer 1,2 milliard d’euros d’économies. “Je ne suis pas d’accord”, reprend-il. “On ne touche pas au tarif préférentiel de la Stib, on refinance en doublant les moyens pour les urgences sociales dans les hôpitaux, on crée une politique de soutien scolaire à autour de 5 millions d’euros et on consolide le financement de la politique du logement ou on recapitalise Vivaqua. Si ça, c’est un gouvernement d’austérité alors clairement, je crois que les gens ne savent pas de quoi il s’agit.”

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Cependant, Ahmed Laaouej admet qu’il faut remettre de l’ordre dans la région. “Aujourd’hui, on paye 500 millions de charges d’intérêts aux banques à Bruxelles alors que la région a un budget de 8 milliards. La vocation du gouvernement, ce n’est pas de payer une telle somme. On a une répartition équitable des efforts qui sont demandés et on aura quand même 20 % de recettes supplémentaires.”

  • Une interview d’Ahmed Laaouej par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles sur BX1

 

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