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75 tonnes de bonbonnes de protoxyde d’azote ramassées en 2025 à Bruxelles

Malgré l’interdiction du gaz hilarant entrée en vigueur en mars 2024, le phénomène des bonbonnes de protoxyde d’azote reste massif à Bruxelles. En 2025, environ 75 tonnes ont été collectées par Bruxelles-Propreté sur le territoire régional, un volume identique à celui de 2024.

Ces chiffres ne prennent pas en compte les collectes réalisées par d’autres acteurs publics, ce qui laisse supposer une ampleur encore plus importante du phénomène. Depuis plus de trois ans, l’Agence régionale fait face à cette pollution persistante qui affecte l’espace public et les infrastructures.

Seule évolution encourageante : les quantités rapportées volontairement par les citoyens dans les Recypark et via le service mobile Proxi Chimik ont doublé en un an, passant de 5 à 10 tonnes. Une progression saluée, mais qui reste marginale au regard des volumes abandonnés. L’arrêté royal interdisant la vente, l’achat et la détention de protoxyde d’azote à des fins récréatives peine à produire des effets concrets. Jugée trop floue et difficile à contrôler, la législation ne permettrait pas d’endiguer efficacement les dépôts clandestins.

500 explosions à l’incinérateur

En 2025, plus de 50 tonnes de bonbonnes ont été abandonnées dans l’espace public. D’autres sont dissimulées dans des sacs-poubelles ou conteneurs et échappent au tri. Elles finissent alors dans les fours de l’incinérateur de Bruxelles-Energie, où le gaz résiduel provoque des explosions.

Près de 500 explosions ont été recensées l’an dernier. Un chiffre en baisse par rapport à 2024 grâce à l’introduction d’un broyage préalable des déchets, qui a permis de réduire de 30 % les arrêts des fours. Cette technique entraîne toutefois des coûts supplémentaires et une pression accrue sur les équipes.

Au total, 153 tonnes de bonbonnes ont été neutralisées et recyclées en 2025. L’ensemble des mesures de sécurisation et de traitement représente un coût estimé à plus de 12 millions d’euros, dont 9 millions à charge de Bruxelles-Propreté.

Un impact financier et industriel conséquent, qui illustre la persistance du problème dans la capitale.

Rédaction

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