22 mars : les victimes réclament un fonds d’indemnisation à la française

Les assurances devront indemniser les victimes car les attentats se sont produits dans des lieux et des circonstances couverts par elles. Un attentat commis en pleine rue aurait pu entraîner l’absence d’indemnisation des victimes. “J’en appelle à votre courage. Ce projet de loi ne peut être voté car il n’est pas à la hauteur des souffrances“, a déclaré l’avocat Antoine Chomé qui représente l’association “Life for Brussels”. Les critiques sont également venues d’experts. L’ancien président de la Cour constitutionnelle, Paul Martens, qui assiste la commission d’enquête sur les attentats, n’a pas mâché ses mots. La procédure, qui remonte au lendemain de la IIe Guerre mondiale, est archaïque. Elle comporte en outre un risque avéré de discrimination entre résidents belges et étrangers. “Si l’on ne fait pas quelque chose, on va vers une campagne internationale de dénigrement de la Belgique et des recours qui finiront à Strasbourg“, a-t-il averti.
Le fonds d’indemnisation des victimes d’actes terroristes s’inspirerait de ce qui a été fait pour les victimes d’accidents de la route ou d’accidents “technologiques” comme celui de Ghislenghien. Son fonctionnement pourrait reposer sur des formules de médiation et de conciliation à la manière de la commission d’arbitrage pour les victimes d’abus sexuels. Des amendements du gouvernement sont attendus. Les parlementaires devront décider s’ils poursuivent dans la voie du projet de loi déposé ou s’ils s’engagent sur le chemin d’un fonds d’indemnisation, qui pourrait prendre plus de temps. (Belga)