Des usagers à mobilité réduite protestent contre la suppression des minibus de la Stib
Une dizaine de personnes à mobilité réduite (PMR) manifestent vendredi matin devant le cabinet de la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), à Saint-Josse-ten-Noode, contre la suppression des minibus de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) et la privatisation de ce service public.
Les représentantes du Gamp, un groupe d’action défendant les personnes en situation de handicap, ont rencontré à 09h30 la ministre. Parallèlement, une dizaine de PMR se sont rassemblées pour soutenir leurs revendications.
“Les personnes concernées ne sont pas nombreuses, mais je pense que si on balaie comme ça les droits des personnes les plus fragilisées, on perd beaucoup en humanité”, a déclaré la porte-parole du groupe, Cinzia Agoni. “Nous voulons que le service ne soit pas supprimé, ne soit pas privatisé. Nous envisageons un recours en justice si ce n’est pas entendu”, a-t-elle poursuivi.
Le gouvernement bruxellois projette de supprimer les 12 minibus de la Stib destinés aux PMR intégrés au service Taxibus, et de privatiser intégralement ce service d’ici à la fin de l’année pour des raisons budgétaires. Des taxis devraient prendre le relais dès 2027.
Pour ces personnes en chaise roulante, soutenues par le Gamp, ces taxis n’égaleront pas les minibus. Une pétition circule. Elle a, pour l’heure, récolté plus de 1.000 signatures. “Quand mon fils doit aller à un spectacle ou à la gare, une fois sur deux, le taxi ne vient pas, car il est parti ailleurs, ou la personne ne sait pas utiliser le matériel, attacher la voiturette. Ce n’est pas fiable“, s’est indignée la mère d’une personne handicapée. “Le service offert par les minibus est beaucoup plus respectueux des horaires et des personnes. Les chauffeurs de bus ont une formation et savent comment faire avec des personnes qui parfois ne savent pas s’exprimer.”
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Belga/Photo: Belga