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Le magnat de l’immobilier belge Gérald Hibert cité en faillite

Plusieurs sociétés du groupe immobilier de Gérald Hibert sont citées en faillite par Roman Aydogdu, l’administrateur provisoire nommé par le tribunal de l’Entreprise de Bruxelles, annonce La Libre. Dans son portefeuille notamment, 90% des espaces commerciaux des Galeries Louise.

La success-story du magnat de l’immobilier Gérald Hibert vient de prendre un sacré coup dans l’aile. Voilà quelques années que son groupe était acculé par les dettes. On parle notamment d’une dette de près de 450 millions d’euros auprès de quatre grandes banques (Belfius, BNP Paribas, KBC et ING). Ce jeudi, nos confrères de La Libre Belgique rapportent que l’avocat Roman Aydogdu, administrateur provisoire nommé par le tribunal de l’Entreprise de Bruxelles, a cité en faillite un certain nombre de sociétés appartenant au promoteur immobilier, en particulier Sogefibel, la société faîtière du GH Group. L’affaire sera introduite devant la chambre des faillites le lundi 20 avril.

La galaxie Hibert

Créé en 2000, le GH Group recense une cinquantaine de sociétés liées et pour la plupart domiciliés à Uccle. Sur le site De Rijkste Belgen, l’homme d’affaires ucclois Gérald Hibert est classé au 105e rang des Belges les plus riches avec une fortune personnelle évaluée à quelque 300 millions d’euros de fonds propres.  Depuis une trentaine d’années, Gérald Hibert multiplie les investissements immobiliers et son patrimoine immobiliers, un temps estimé à plus d’un milliard d’euros, regroupe une centaine de biens.

Considéré comme le plus grand propriétaire de commerces en Belgique, il possède des propriétés principalement à Bruxelles, mais aussi ailleurs en Belgique et à l’étranger. Dans ce portefeuille immobilier, on peut notamment pointer l’immeuble Toison d’Or ( qui abrite le magasin Apple, Zara,…) et près de 90% des espaces commerciaux des Galeries Louise (l’Espace Louise, la Galerie Louise et la Galerie Porte Louise) pour la plupart laissés vacants depuis de nombreuses années.

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Difficultés financières

Crise sanitaire, crise énergétique, montée du e-commerce, hausse des taux d’intérêt, autant de facteurs qui ont fragilisé le groupe immobilier de Gérald Hibert (GH). Début 2025, on apprenait que le groupe était en réorganisation judiciaire. C’est Pierre Hermant, directeur général de la société régionale d’investissement finance&invest.brussels, qui a été désigné praticien de la réorganisation afin de négocier avec les banques quant à l’avenir du groupe.

La presse rapportait alors que le groupe avait accumulé près d’un milliard de dettes ces dernières années, notamment parce que son endettement n’était pas protégé face aux hausses des taux d’intérêt. Fin 2024, le groupe avait déjà été forcé par certains de ses créanciers à mettre en vente plusieurs biens situés boulevard de Waterloo et avenue de la Toison d’Or. Un lot évalué à 75 millions.

Suite à une décision du tribunal de l’Entreprise de Bruxelles, le groupe GH avait jusqu’au 31 janvier pour trouver un refinancement. Pendant un temps, la piste d’un refinancement, allant jusqu’à 330 millions par un investisseur anglo-saxon, avait apporté un peu d’espoir au milieu de ces difficultés, mais elle n’a visiblement pas abouti. Afin de gagner du temps, Gérald Hibert a décidé d’aller en appel contre l’ordonnance du tribunal. Malgré cela, Roman Aydogdu, par ailleurs spécialisé en restructuration d’entreprises, a donc décidé de citer en faillite plusieurs sociétés du groupe.

Faillite

Selon une source de La Libre Belgique, l’affaire sera donc introduite devant la chambre des faillites le lundi 20 avril. Gérald Hibert pourrait encore échapper à la faillite s’il trouve un refinancement, mais cela semble très peu probable. Quoique jusque-là le tycoon a montré sa ressource et sa volonté de conserver au maximum son patrimoine immobilier. En 2021, il a réussi une opération de refinancement auprès de la filiale française de l’assureur Allianz pour 460 millions d’euros. Des investisseurs privés lui ont aussi prêté entre 80 à 100 millions d’euros pour se maintenir à flot.

Si le tribunal prononce la faillite, un curateur sera nommé et procédera à la vente des biens du groupe pour rembourser les dettes. Un processus qui pourrait prendre de longues années et sans garanti que les créanciers récupèrent l’intégralité des sommes prêtées.

 

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