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Canicule : comment adapter notre quotidien aux prochaines vagues de chaleur

Hôpitaux saturés, intempéries, services de secours débordés, logements mal isolés – après cette vague de chaleur, il est temps de faire le bilan et de se tourner vers l’avenir car de tels épisodes vont se reproduire. Le ministre wallon de la santé et de l’environnement Yves Coopieters dénonçait d’ores et déjà ce week-end l’inaction du premier ministre et l’absence de coordination fédérale dans un contexte de crise nationale. Alors, quelles sont les mesures à prendre pour éviter des catastrophes à venir ?

La mesure la plus immédiate et concrète : l’adaptation des horaires de travail aux heures les plus fraîches. Comme l’explique Le Soir, nos rythmes de travail restent largement calqués sur un climat qui n’existe plus. Aujourd’hui, quand le thermomètre grimpe, travailler devient parfois tout simplement dangereux.

Alors sur le terrain, on s’adapte déjà. Dans la construction ou la restauration, certains commencent leur journée à l’aube, dès six heures du matin, pour éviter les pics de chaleur. D’autres raccourcissent les journées, ferment l’après-midi, ou déplacent leur activité en soirée.

Sur le papier pourtant, la Belgique n’est pas démunie. Le Code du bien-être au travail fixe des seuils de température au-delà desquels des mesures doivent être prises. Mais ces règles montrent leurs limites face à des températures qui dépassent désormais régulièrement les 35 degrés. Et surtout, elles sont encore trop peu connues ou appliquées.

Résultat : beaucoup d’entreprises bricolent des solutions au cas par cas. Déplacer les horaires, multiplier les pauses, voire rattraper les heures plus tard… Une flexibilité qui pose aussi des questions d’équilibre de vie, notamment pour les parents si l’on prend en compte des fermetures d’école à certains moments.

Mais adapter les horaires ne suffira pas. Selon les experts cités par le journal l’Echo, il y a de nombreuses pistes sont envisageables pour préparer le pays au-délà des ajustements immédiats.

D’abord, mieux se coordonner. Aujourd’hui, la gestion des vagues de chaleur reste fragmentée entre niveaux de pouvoir. Une approche interfédérale serait essentielle.

Ensuite, il faudrait tester la résistance de tous les secteurs : écoles, entreprises, transports… pour anticiper concrètement les impacts des prochaines canicules.

Autre chantier : adapter nos normes. Urbanisme, construction,..beaucoup de règles sont encore pensées pour un climat tempéré. Résultat : des bâtiments récents deviennent des fours en été.

Les experts plaident aussi pour des investissements massifs. Climatiser les maisons de repos et écoles, végétaliser les villes, adapter les logements… La Commission européenne estime que la Belgique devrait investir plus d’un milliard et demi d’euros par an.

Enfin, il y a un changement plus profond : accepter que le climat va désormais rythmer nos vies. Nos horaires, notre travail, notre quotidien.

En clair, il ne s’agit plus seulement de réagir à la chaleur… mais de vivre avec elle.

Les explications d’Anaïs Corbin dans Bonjour Bruxelles

 

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