“Touche pas à ma pote” devient “Basta Sexism” pour élargir sa lutte contre le sexisme
L’association Touche pas à ma pote change de nom et devient Basta Sexism. Créée en 2012 pour lutter contre le harcèlement de rue, elle souhaite aujourd’hui élargir son action à toutes les formes de sexisme, y compris dans la sphère privée et sur les réseaux sociaux. Victoria Debuck, coordinatrice générale de l’association, était l’invitée de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles.
Avec ce nouveau nom, l’association veut aussi se montrer plus inclusive. “On veut s’adresser aux femmes et à toutes les minorités de genre qui subissent le sexisme, mais aussi aux hommes pour qu’ils deviennent acteurs des solutions”, explique Victoria Debuck.
La prévention reste au cœur de ses activités. Depuis sa création, l’association a sensibilisé près de 19.000 élèves et formé plus de 2.000 agents de sécurité. Dans les écoles, elle organise des mises en situation autour du sexisme ordinaire, de la drague insistante et du harcèlement, en invitant les jeunes à participer.
L’association aide également à encourager les témoins à réagir face au harcèlement, notamment grâce à la méthode des “5D”, qui propose différentes façons d’intervenir sans se mettre en danger. “Souvent, ce sont les femmes qui se défendent entre elles, parce que les hommes ne savent pas quoi faire”, constate la coordinatrice.
Pour Victoria Debuck, les mentalités évoluent malgré tout. “La génération précédente avait intériorisé et banalisé ces comportements. La génération Z est beaucoup plus alerte sur ces questions.” Elle souligne toutefois que le mouvement masculiniste reste présent, de manière plus discrète.
■ Revoir l’interview complète de Victoria Debuck dans la vidéo ci-dessus.