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DoucheFLUX a permis aux personnes sans-abri de prendre plus de 100.000 douches à Bruxelles

Depuis l’ouverture de son centre de jour en 2017, l’association bruxelloise DoucheFLUX a permis aux personnes sans-abri de prendre plus de 100.000 douches. Un cap symbolique que l’ASBL aurait préféré ne jamais franchir, alors que le nombre de personnes sans chez-soi continue d’augmenter dans la capitale.

Née d’une initiative citoyenne, l’association avait ouvert son centre pour répondre au manque d’infrastructures sanitaires accessibles aux personnes sans logement. Le bâtiment dispose aujourd’hui de 19 cabines de douche individuelles, d’une laverie professionnelle ainsi que de plusieurs services d’accompagnement social et médical.

Léa Courtois, responsable de l’engagement et du rayonnement associatif au sein de l’asbl, était l’invitée de Bruxelles Breakfast ce mercredi matin. Au-delà de l’accès à l’hygiène, DoucheFLUX entend créer du lien et accompagner les personnes précarisées dans l’accès à leurs droits fondamentaux, notamment au logement. “La douche reste une accroche phare, mais on fait beaucoup de choses différentes pour aider les personnes dans le besoin. Le problème n’est pas du tout réglé. Ce chiffre de 100 000 nous interpelle fortement.”

En 2025, l’ASBL a assuré 2.000 accompagnements personnalisés, dispensé 1.265 soins infirmiers et comptabilisé 3.134 participations à ses activités. Son programme Housing First a également permis d’accompagner 29 personnes vers un logement.

Près de 10.000 personnes sans chez-soi à Bruxelles

Ce cap intervient dans un contexte de hausse du sans-abrisme à Bruxelles. Selon le dernier dénombrement de Bruss’Help, réalisé en novembre 2024, 9.777 personnes étaient sans abri ou sans logement stable dans la capitale. Un nouveau recensement a été organisé le 15 octobre dernier, mais ses résultats ne sont pas encore connus. “Malheureusement, ce chiffre ne fait qu’augmenter”, assure Léa Courtois.

Face à cette situation, DoucheFLUX appelle les responsables politiques à agir. “Si je devais nous souhaiter quelque chose dans plusieurs années, c’est de ne plus exister. Cela signifierait que l’on n’a plus besoin de nous, parce que chaque personne disposerait d’un véritable logement.”

  • Une interview de Léa Courtois par Fanny Rochez