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Une chaîne humaine organisée autour du Palais de Justice de Bruxelles contre le projet de visites domiciliaires

Une chaîne humaine sera formée ce mercredi 4 novembre autour du Palais de Justice de Bruxelles pour dénoncer le projet de loi sur les visites domiciliaires. La mobilisation, organisée à la veille du vote prévu sur le texte, réunira des associations, des avocats, des magistrats, des collectifs de personnes sans papiers et des citoyens.

Le rassemblement débutera à 17h sur la place Poelaert. Une chaîne humaine sera ensuite formée à 17h15 autour du bâtiment judiciaire. Les organisations mobilisées entendent défendre l’inviolabilité du domicile, le respect de la vie privée et les libertés fondamentales.

Le projet de loi porté par le gouvernement fédéral permettrait aux autorités de pénétrer de force dans des habitations privées afin d’y rechercher des personnes en séjour irrégulier. Les opposants au texte dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et s’inquiètent notamment de la possibilité d’intervenir dès 5h du matin, y compris en présence d’enfants.

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“Il ne s’agit pas de simples “visites”, mais de véritables irruptions, avec pouvoirs de contrainte et fouilles dans les tiroirs des hébergeur·euses !”, dénoncent les organisations, qui estiment que le texte ne prévoit pas les garanties suffisantes pour protéger les personnes concernées.

Plus de 50 rassemblements dans le pays

La mobilisation ne se limitera pas à Bruxelles. Plus de 50 rassemblements sont annoncés simultanément dans toute la Belgique. Dès 18h, des manifestants se réuniront notamment devant des maisons communales.

À partir de 18h15, des images de ces rassemblements seront retransmises en direct sur un écran géant installé place Poelaert. Des représentants du monde associatif, judiciaire et des collectifs de personnes sans papiers prendront également la parole.

Les organisations participantes affirment que leur mobilisation dépasse la seule question de l’accueil des personnes exilées. Elles entendent défendre plus largement l’État de droit, les libertés individuelles et le principe de solidarité.

Rédaction