Une centaine de personnes rassemblées devant le consulat de France contre le racisme
Le rassemblement survient après l’attaque survenue vendredi à Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés.
Une centaine de personnes s’est rassemblée lundi soir devant le consulat général de France à Bruxelles contre le racisme, après l’attaque survenue vendredi à Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés.
À l’initiative de l’organisation politique “Bruxelles LFI”, le rassemblement s’est déroulé dans le calme. Une minute de silence a été observée en mémoire de Pengo Bossio Wangi, l’homme de 26 ans tué vendredi à Trappes par des tirs en rafale. La plupart des élus consulaires français étaient présents au rassemblement, parmi lesquels des élus de La France insoumise, ainsi qu’un élu Renaissance et un élu LR.
Tensions avec des élus
Vers la fin du rassemblement, certaines personnes ont réclamé le départ de ces deux derniers, dont les partis sont, selon eux, responsables du climat social actuel en France. “C’est une initiative du conseil consulaire dans son ensemble, et donc de tous les partis qui en font partie“, a déclaré Laëtitia Allibert, élue consulaire de la France Insoumise.
“Il y a un tournant raciste et d’extrême droite qui arrive dans notre société“, a de son côté alerté Raphaël Avanzi, autre élu de la France Insoumise. “La responsabilité des médias est importante“, a-t-il poursuivi, regrettant le “manque de contre-arguments donnés” sur certains médias contre les idées d’extrême-droite. “On vient tous de partis politiques différents mais on s’est mis d’accord sur un texte commun“, avait déclaré Maxime Lelièvre, élu consulaire du parti Renaissance, avant de se faire légèrement chahuter, au même titre qu’Anthony Bisch, élu Les Républicains (LR). “C’est très important de lutter contre le racisme et l’antisémitisme qui prospère en France“, avait poursuivi Maxime Lelièvre.
L’attaque a eu lieu vendredi à Trappes et dans la commune voisine de La Verrière. Kévin T., 39 ans, est soupçonné d’avoir tué Pengo Bossio Wangi et grièvement blessé cinq autres personnes, dont une fillette de 12 ans. Au moins quatre des victimes portent des noms à consonance africaine ou maghrébine, selon une source policière.
La garde à vue de Kévin T. a été suspendue dimanche, et le suspect a été conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Il est traité pour schizophrénie, selon une source proche de l’enquête. D’après le parquet national antiterroriste (Pnat), les analyses sanguines ont révélé la présence de cannabis et de cocaïne. La perquisition de son domicile, dans les Yvelines, a révélé qu’il avait piégé son appartement avec des bouteilles de gaz et des fils électriques reliés à un minuteur. Un exemplaire de Mein Kampf, le livre d’Adolf Hitler, y a été découvert, ainsi qu’une Bible et un Coran, a indiqué à l’AFP cette même source.
Belga