Après sa première expérience, Etterbeek enjoint les autres communes à recourir au bon communal
Après le bon communal d’Etterbeek, en verra-t-on d’autres ailleurs ? La commune a présenté son dispositif aujourd’hui à d’autres entités. Et son bilan est encourageant puisqu’il a permis de financer une partie de la création d’une nouvelle crèche communale.
■ Reportage de David Courier et Frédéric De Henau
La crèche communale Sainte-Geneviève à Etterbeek sent encore le neuf. Elle a été inaugurée il y a à peine quatre mois, mais ce que ces bébés ignorent, c’est qu’elle a pu voir le jour grâce à l’argent des citoyens. Elle a en effet été réalisée grâce à un appel de la commune à l’épargne publique; un bon communal avec un taux d’intérêt supérieur à la banque. Un dispositif intéressant pour le public, mais aussi pour la commune.
“L’intérêt que ça a pour la commune, c’est d’abord la participation, puis l’objectif de développement durable, ensuite un moyen de financement hors banque, ce qui donne une trésorerie immédiate“, énumère le bourgmestre d’Etterbeek Vincent De Wolf (MR). “Il y a aussi la souplesse : on décide nous-mêmes le taux, on décide nous-mêmes la durée, et on paye beaucoup moins d’intérêts.”
Ce mardi matin, il y avait du monde à la maison communale. Des responsables de différentes communes belges intéressés par ce dispositif de bon communal. Parmi eux, Renaud Schuller, venu en voisin, il est receveur communal à Woluwe-Saint-Pierre. “Pour moi, outre l’aspect plus ou moins financier, l’intérêt c’est que les citoyens peuvent participer au projet de leur commune et quand ils passent devant, ils peuvent se dire ‘Voilà, moi, j’ai financé cette crèche’. Ca crée un très fort sentiment d’appartenance et de lien avec sa commune. Donc pour moi, de ce point de vue-là, c’est vraiment super.”
À Etterbeek, on ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Plusieurs bons communaux sont déjà envisagés pour des projets d’écoles et d’infrastructures sportives.