Santé : le ministre Coppieters s’inquiète de la malbouffe et appelle à des mesures
Ministre de la Santé en fédération Wallonie-Bruxelles, Yves Coppieters reste médecin et professeur de santé publique. À l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, il appelle les pouvoirs publics à lutter plus activement contre la publicité et la vente d’alimentation grasse ou non-bio.
Tout commence avec un constat médical implacable : “Les indicateurs de santé sont tous au rouge : l’obésité et la surcharge pondérale chez les jeunes sont de 35 à 40%, cela engendre de l’hypertension et des maladies chroniques (…) il y a moyen de travailler sur une alimentation plus saine et issue des circuits courts “.
Yves Coppieters parle-t-il comme professeur de santé publique ou comme ministre, solidaire de sa collègue MR Valérie Glatigny ? “C’est à travers les budgets de fonctionnement que les écoles doivent continuer à faire en sorte que les élèves mangent sainement (…) mais l’école seule ne peut y arriver. Il faut des relais dans les familles, les clubs sportifs“. Yves Coppieters appelle aussi à limiter l’ouverture de fast-food à proximité des écoles ainsi que la publicité pour la malbouffe “Il faut que les uns et les autres comprennent les risques qu’ils prennent en mangeant mal ou en consommant du tabac. Comme politiques nous devons avoir du courage et limiter les implantations et les messages qui visent la jeunesse”.
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Interrogé sur le nombre élevé de médecins et dentistes étrangers actifs en Belgique, Yves Coppieters conteste que ce soit un problème ou une injustice vis-à-vis des diplômés belges : “Nous sommes en situation de pénurie, les soignants étrangers aident à combler (…) Le nombre de numéros INAMI a été augmenté côté francophone. Mais il faut sans doute intégrer de nouveaux indicateurs. Les jeunes médecins travaillent moins que leurs ainés : remplacer un médecin demande quasiment d”en engager deux ou deux et demi”. Le professeur de santé publique estime que les équivalences sont sérieuses avec les autres pays formateurs.
Interrogé sur les économies imposées à différents secteurs, le ministre Engagé assume : “Respecter la trajectoire budgétaire nous donnera des moyens pour mener de nouvelles politiques à l’avenir”.
■ Revoir l’intégralité de l’interview d’Yves Coppieters par Michel Geyer.