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Militaires à Bruxelles : le nombre d’incidents dans le métro et les gares recule, souligne Theo Francken

Le nombre d’incidents dans les stations de métro et les gares bruxelloises a sensiblement diminué depuis le lancement, en avril, de l’opération militaire Urban Shield. C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) à la Chambre.

Depuis avril, une trentaine de militaires de la composante Terre sont déployés, à la demande du gouvernement fédéral, dans les gares et stations de métro bruxelloises, en soutien à la police. La mesure avait été prise à la suite de l’augmentation des violences liées à la drogue dans la capitale et a été prolongée de six mois supplémentaires en septembre.

Selon le ministre de la Défense Theo Francken, cette opération produit des effets. Répondant en commission de la Défense de la Chambre à une question d’Annick Ponthier (Vlaams Belang), il a indiqué que, selon des chiffres de l’Intérieur, le nombre de faits criminels dans les métros et stations de métro bruxellois a déjà baissé de 16,8 % depuis avril. Dans les gares, la diminution atteint 7,1 %.

Francken a qualifié l’opération de “nécessaire“, estimant que la sécurité dans les métros bruxellois ainsi que dans les gares du Nord et du Midi est “tout simplement dramatique“. “Beaucoup de voyageurs remercient nos hommes pour cela et la collaboration avec la police se déroule parfaitement. À ce stade, aucune date de fin définitive n’est prévue.” L’opération a jusqu’ici coûté plus de 4 millions d’euros, a-t-il encore précisé.

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L’opération “Green Shield”, qui prévoit une sécurisation militaire des institutions et quartiers juifs, reste elle aussi nécessaire, selon Francken. Depuis son lancement en avril, les militaires ont signalé 163 incidents, dont 22 directement liés à l’antisémitisme. “Un phénomène problématique“, a commenté le ministre.

Au total, environ 200 militaires sont mobilisés pour des opérations de sécurité sur le territoire belge. Ils travaillent selon un système de rotation, afin qu’ils ne soient pas affectés trop longtemps à la même mission et de limiter autant que possible l’impact sur leur entraînement et leur disponibilité opérationnelle, a expliqué Francken.

La députée VB Annick Ponthier estime pour sa part que l’armée ne devrait pas assurer des missions de surveillance ni la sécurisation des quartiers juifs. “Il n’y a pas de cadre légal et ils ont 0,0 compétence pour faire ce qu’ils devraient faire en cas de menace. Les militaires sont là et doivent compenser les manques du gouvernement [en policiers, NDLR]. Je trouve cela irrespectueux.”

Avec Belga – Photo : Belga Image