Saint-Gilles: l’enseignant en grève de la faim pour défendre les repas scolaires a mis fin à son action
Michel Barile, professeur d’histoire et délégué syndical CSC à l’Institut des Filles de Marie à Saint-Gilles, a terminé vendredi après-midi, comme prévu, sa grève de la faim entamée mercredi matin. Il a mené cette action pour dénoncer la diminution du financement des repas scolaires et défendre l’accès des élèves à une alimentation équilibrée.
L’enseignant de 62 ans indique n’avoir rencontré aucune complication médicale pendant ces trois jours, passés dans un local de l’établissement. Un médecin lui a rendu visite à trois reprises. “Moralement, j’ai une pêche d’enfer“, a-t-il déclaré.
Michel Barile rapporte toutefois avoir appris vendredi que seuls quinze enfants du fondamental bénéficient encore d’un repas chaud payant, contre une cinquantaine annoncée mercredi, sur 273 élèves. Selon lui, le prestataire a indiqué qu’en dessous de 20 repas, le service est peu rentable. L’avenir de cette formule dépendra de la direction.
►Notre reportage | Un enseignant entame une grève de la faim pour défendre les repas scolaires à Saint-Gilles
Il affirme n’avoir reçu aucune réaction du cabinet de la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR). L’enseignant a en revanche reçu des visites et des messages de soutien de collègues et d’élèves. “Monsieur, on vous soutient”, lui ont dit certains jeunes.
Au-delà de la dénonciation politique, il souhaite montrer aux élèves confrontés à des difficultés sociales que des adultes prennent leur situation en compte. “Il n’est pas possible de faire des apprentissages avec le ventre vide”, souligne-t-il.
La mobilisation se poursuit la semaine prochaine. Du 12 au 16 octobre, des membres du personnel renonceront symboliquement à leur repas de midi. Un repas chaud sera offert le 13 octobre aux 273 enfants du fondamental, avec l’aide du personnel, de parents et d’élèves du secondaire.
Son action se termine le jour de la manifestation nationale contre les mesures du gouvernement fédéral, alors que Michel Barile inscrit son combat dans une lutte plus large pour la démocratisation de l’enseignement et de la société.
Belga – Photo : Belga