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Réforme de l’administration bruxelloise: “Si on ne fait rien, ce seront les Bruxellois qui payeront la facture!”

L’administration bruxelloise va connaître une profonde réorganisation. Aujourd’hui, la Région compte environ 25 structures administratives. L’objectif de cette réforme est de regrouper ces différentes structures en quatre grands piliers afin de simplifier le fonctionnement et de réduire les coûts.

Le premier pilier, qui sera opérationnel début 2027, regroupera les fonctions de support, comme les ressources humaines, l’informatique ou encore les finances, au sein d’une structure baptisée “atlas.brussels “.

Le deuxième rassemblera les principales missions régionales. À noter toutefois qu’Actiris restera autonome, même si certaines de ses fonctions de support seront mutualisées.

Le troisième pilier sera consacré aux infrastructures, comme Bruxelles Mobilité ou encore Bruxelles Environnement. Le quatrième englobera les opérateurs fonciers de la Région, comme la SLRB et le Fonds du Logement.

Le gouvernement vise entre 250 et 300 millions d’euros d’économies d’ici 2029. Pour Clémentine Barzin (députée bruxelloise, MR) , ces mesures sont plus que nécessaires: “Je pense que c’est important, aujourd’hui, d’avancer. La Région bruxelloise a un impératif budgétaire. Sinon, ce qui va se passer, c’est que Bruxelles ira dans le mur, et ce seront les Bruxellois qui paieront la facture ! “

Pour Valérie Demeulemeester (Secrétaire fédérale du secteur Administrations et Ministères – CGSP), en revanche, les décisions prises manquent de clarté : “ Nous n’avons jamais été contre l’idée de revoir la fonction publique bruxelloise. C’est la manière dont les choses se passent qui pose problème. Nous n’avons aucune vision à long terme, nous n’avons aucun tableau budgétaire. C’est très bien de dire que nous allons faire des économies, mais quand on pose les questions, on ne nous donne aucun chiffre. “

Le moratoire sur les recrutements sera par ailleurs maintenu, avec un principe de non-remplacement de certains départs. Pour Valérie Demeulemeester, cette décision aura un impact immédiat sur les Bruxellois : ” On a la possibilité de recruter pour certains postes, comme par exemple au sein des pompiers, mais les ressources humaines ne seront même plus là pour le faire ! “