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Une nouvelle Marche pour le climat prévue ce dimanche : “Le coût de l’action sera toujours moindre que celui de l’inaction”

Une nouvelle Marche pour le climat rassemblera dimanche 11 octobre à Bruxelles associations et citoyens désireux de secouer le monde politique et de remettre la question du réchauffement au centre du débat.

La marche démarrera des environs de la Gare du Nord, à Bruxelles (boulevard du Roi Albert II), à 14h00. L’itinéraire emmènera les manifestants jusqu’à Schuman, en passant par le boulevard du Jardin botanique, Madou et la rue de la Loi.

Selon la Coalition Climat, le rendez-vous avait mobilisé 30.000 personnes dans les rues de Bruxelles l’année dernière. Sous le slogan “La marche climat, Tout le monde y va!“, la Coalition espère rassembler le plus largement possible pour cette nouvelle édition. Avec quels objectifs? Pour “un air plus pur et protéger la santé de votre famille“, pour alléger la facture d’énergie des ménages, pour un monde moins dépendant des énergies fossiles et des conflits qui y sont liés, pour “la dignité et l’avenir de tous“. La Coalition réclame au politique un véritable plan de sortie des énergies fossiles.

“Nous marcherons pour rappeler que le coût de l’action sera toujours moindre que celui de l’inaction. Nous marcherons aussi pour rappeler que les ressources financières sont à portée de main si les politiques choisissent de s’en saisir“, explique la Coalition Climat dans ses revendications. Sur le plan du financement, elle vise les “bénéfices records” engrangés par les entreprises pétrolières depuis le début du conflit autour du détroit d’Ormuz. “À moins de mettre en place une taxe permanente sur les profits, la Belgique ne verra pas la couleur de cet argent.” Mais elle continue aussi de militer pour la fin des subsides aux énergies fossiles, aux côtés de propositions pour la restauration de la nature (entre autres en ville), pour une transition juste et pour une plus grande solidarité internationale.

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Jeunes et moins jeunes, mais aussi syndicats et mutualités, partis politiques et ASBL devraient participer à la marche.

Côté jeunesse, ils étaient des centaines en août, côté francophone, à signer une lettre ouverte au monde politique dans la foulée de l’incendie dévastateur dans les Hautes Fagnes et de la vague de chaleur meurtrière de fin juin dernier. Sous le titre “Notre avenir part en fumée, où sont vos actions climatiques?“, ces citoyens rassemblés par le Forum des Jeunes demandaient à ce que le climat soit “une des priorités politiques en Belgique“. “Nous sommes fatigué·es de voir le nombre de morts liées à l’inaction augmenter“, pouvait-on y lire, à côté d’une série de constats alarmants prouvant que les conséquences visibles du réchauffement sont désormais loin d’être cantonnées aux régions lointaines.

Des agriculteurs présents

Des tracteurs seront également visibles dans le cortège, car les agriculteurs ont eux aussi un ras-le-bol à exprimer, eux qui sont en première ligne face au réchauffement, qui impacte directement leurs cultures, leur bétail, et donc leur rendement. La Fugea annonce ainsi mardi qu’elle sera présente à la Marche, “pour rappeler que le dérèglement climatique impacte déjà durement nos fermes et qu’il menace directement notre capacité collective à produire une alimentation locale et de qualité“.

Comme beaucoup d’autres, la Fugea estime que l’été passé a été “un véritable point de bascule“. Il est désormais clair pour tout le monde que les événements climatiques extrêmes “ne sont plus des phénomènes exceptionnels“: “il est hors de question de faire comme si rien ne s’était passé dans nos fermes pendant ces longues semaines suffocantes“. “Les agriculteurs et agricultrices ne pourront pas continuer à nourrir un monde à +4 °C et ne peuvent pas relever seuls ce défi. La meilleure adaptation reste la réduction des émissions de gaz à effet de serre à laquelle tous les secteurs doivent contribuer.”

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Belga – Photo : Belga Image