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Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes

Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de décès chez les femmes, elles tuent près de six fois plus que le cancer du sein, met en garde la Ligue belge de cardiologie. Chaque année, près de 14.000 femmes meurent d’une maladie cardiovasculaire en Belgique.

Or, une récente enquête menée auprès de 1.021 Belges révèle que seule une personne sur quatre en a conscience. Plus d’un tiers des personnes interrogées pense que les symptômes d’un infarctus sont identiques chez les femmes et les hommes.

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À l’occasion de la Semaine du Cœur 2026 qui débute ce lundi et se prolonge jusqu’au 27 septembre, la Ligue Cardiologique lance la campagne nationale, intitulée “Le Cœur des Femmes” et invite donc celles-ci à passer un bilan cardiovasculaire complet vers l’âge de 50 ans.

La prévention est d’autant plus importante que les maladies cardiovasculaires concernent une femme sur trois et que près de 80% des cas pourraient être évités grâce à une meilleure prévention et à un mode de vie sain.

Le cœur des femmes fonctionne comme celui des hommes: c’est un muscle qui agit comme une pompe pour faire circuler le sang dans tout le corps. Mais en moyenne, le cœur féminin est plus petit et les artères sont plus fines. Ces différences anatomiques rendent les femmes plus sensibles à certains facteurs de risque et influencent la manière dont les maladies cardiovasculaires se développent, souligne la Ligue.

Pendant longtemps, les connaissances médicales se sont principalement construites à partir des hommes. Par conséquent, les symptômes d’un infarctus chez les femmes sont encore trop souvent méconnus. En plus de la douleur dans la poitrine, elles peuvent ressentir une fatigue intense, un essoufflement, des nausées, des vertiges ou encore des douleurs dans la mâchoire, le cou ou le dos. Ces signes sont parfois confondus avec du stress, de l’anxiété ou de l’épuisement, retardant ainsi le diagnostic et la prise en charge.

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Les risques évoluent tout au long de la vie des femmes. Ainsi, certaines contraceptions hormonales peuvent augmenter le risque de thrombose. Des complications de grossesse comme la pré/post-éclampsie ou le diabète gestationnel sont aujourd’hui reconnues comme des marqueurs précoces de risque cardiovasculaire. Et après la ménopause, la protection hormonale disparaît et entraîne une augmentation importante du risque.

Belga