Violences liées à la drogue : MR et N-VA réclament une loi plus opérationnelle et plus ferme pour fermer des commerces
Le président du MR bruxellois, David Weytsman, a rejoint vendredi la bourgmestre d’Anvers, Els Van Doesburg (N-VA): il demande une révision de la loi qui permet la fermeture de commerces servant de façade ou de point d’appui au crime organisé.
Une loi votée sous la législature passée après de longs débats parlementaires offre déjà cette possibilité aux communes mais son modus operandi laisse à désirer, à entendre les deux mandataires. “Les procédures restent complexes et difficiles à utiliser“, estime le libéral.
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Outre une simplification, M. Weytsman demande que la fermeture puisse être définitive et qu’elle ne puisse être contournée par un simple changement de gérant, de société ou d’enseigne.
“Il faut évidemment des faits établis, une procédure solide et le respect de l’État de droit. Mais une fois le lien avec le crime organisé démontré, nous devons arrêter de jouer au chat et à la souris. Fermer six mois pour voir rouvrir ensuite le même commerce sous un autre nom n’a aucun sens“, a-t-il expliqué.
L’enjeu est important à l’entendre: il s’agit de frapper non seulement les réseaux criminels dans la rue mais aussi les commerces qui leur permettent de blanchir de l’argent, de stocker voire organiser leurs activités.
L’appel était le même à Anvers, elle aussi confrontée aux conséquences du trafic de drogue. “De nombreux Anversois se demandent pourquoi une telle fermeture est toujours temporaire et non définitive“, a expliqué Mme Van Doesburg dans la presse flamande. “Sur le plan juridique, c’est très difficile, car il reste encore de nombreux obstacles. C’est aussi ma frustration, mais nous allons nous y atteler avec détermination durant le reste de l’année“.
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Belga