Aller au contenu principal
BX1

Germaine Rimbout sort de l’oubli aux Musées royaux des Beaux-Arts

Germaine Rimbout est à l’honneur dans une exposition aux Musées Royaux des Beaux-Arts. Cette bruxelloise, est l’une de ces peintres oubliées du 20e siècle, avec des œuvres très particulières et un coup de pinceau reconnaissable. Cette exposition est une sorte de réhabilitation pour la faire sortir de l’oubli.

De la poésie, du mouvement de la couleur : ces trois mots clés traversent les nombreux paysages, portraits et scènes de cirque. “Rimbout est influencée, en partie, par le cubisme. Elle s’est vraiment libérée et a commencé à expérimenter dans ce monde abstrait qui vient après la deuxième guerre mondiale“, explique Ilian Gathot, co-commissaire de l’exposition.

Née à la fin du XIXᵉ siècle à Saint-Josse-ten-Noode, Germaine Rimbout ne peut pas peindre, car ses parents le lui interdisent. Mais après la deuxième guerre mondiale, elle quitte son travail de professeure à la ville de Bruxelles et se consacre cœur et âme à son art.

Rimbout a créé un monde unique dans ses œuvres, un monde qu’on ne retrouve nulle part dans l’histoire de l’art belge ou de l’histoire de l’art tout court“, fait remarquer Ilian Gathot.

Malheureusement, son art tombe dans l’oubli après sa mort. “Elle n’a pas eu les mêmes chances qu’un homme aurait eues pendant sa vie. Après sa mort, l’histoire de l’art n’a pas consacré beaucoup de pages à sa vie et à son œuvre“, admet-il. “On espère, avec cette exposition, changer cette histoire“.

L’exposition est à découvrir jusqu’au 18 octobre.

■ Reportage de Romain Vandenheuvel et Pierre Delmée