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Elke Van den Brandt devra trouver 14 millions d’euros d’économies à la STIB “sans que les usagers ne soient les victimes”

Les économies prévues dans la mobilité bruxelloise passeront d’abord par des reports d’investissements, assure Elke Van den Brandt (Groen). Invitée de Bonsoir Bruxelles, la ministre de la Mobilité est revenue sur les négociations budgétaires du week-end et sur les compromis conclus au sein du gouvernement.

Le conclave s’est notamment compliqué avec la découverte tardive d’un manque de 129 millions d’euros dans les recettes prévues. Selon la ministre, l’information lui est parvenue “deux jours avant” les discussions. Ces recettes provenaient de fonds européens accordés après la crise du Covid et qui arrivent désormais à leur terme. “Est-ce que cela aurait été bien d’avoir cette information plus en amont ? Évidemment. Mais l’important, ici, c’est qu’on l’a résolu“, explique-t-elle.

Accusée d’avoir été à l’origine de blocages lors des négociations ce samedi, en refusant de faire des économies sur les budgets de la mobilité et de la Stib, la ministre assume : “J’avoue que pour s’accorder sur un budget qui est en ordre, il faut prendre des bonnes mesures. Chaque euro retiré à la STIB pose problème, parce que cela peut créer davantage d’embouteillages. Il faut donc faire les bons choix, aussi bien pour investir que pour réaliser des économies“, s’explique Elke Van den Brandt.

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De grosses économies à faire, sans sacrifier le confort des usagers

Malgré tout, 14 millions d’euros devront être économisés à la STIB et autant chez Bruxelles Mobilité. Elke Van den Brandt confirme ces montants, mais insiste : “Il faut faire en sorte que les usagers ne soient pas les victimes.” Les économies devraient principalement toucher les investissements. “Nous allons maintenant examiner les projets un par un pour déterminer lesquels peuvent être reportés dans le temps afin de réduire leur impact sur le budget.” Elle évoque, par exemple, des réaménagements de rues et autres projets dont le report “n’a pas d’impact direct sur le voyageur”

Ainsi, certains investissements sont préservés. Le remplacement des anciennes rames de métro des lignes 2 et 6 doit se poursuivre, tout comme le tram 15. La ministre assure également que la qualité et l’offre de la STIB doivent être maintenues.

Le gouvernement a par ailleurs renoncé à une hausse des tarifs supérieure à l’indexation. “Au moment d’une crise des carburants, augmenter le tarif de la STIB, ce n’est pas une économie mais une taxe sur ceux qui n’ont pas d’alternative“, défend Elke Van den Brandt. “On dit souvent ‘ma voiture, ma liberté’. Mais c’est ‘ma STIB, ma liberté’.”

► Voir notre reportage | Budget bruxellois : quelles mesures vont-elles impacter notre portefeuille?

La Région toujours en attente d’une confirmation de Beliris

Autre compromis assumé : la rénovation des tunnels Vleurgat et Bailly avec deux fois deux bandes. Une concession au MR ? “Il faut faire des compromis en politique“, répond la ministre. Elle met en parallèle ce dossier avec le maintien du tram 15 : “Les deux projets sont importants.”

Le gouvernement est toutefois toujours dans l’attente “depuis longue date” d’une confirmation d’un engagement fédéral de 50 millions d’euros par an via Beliris pour les tunnels bruxellois. En effet, le gouvernement fédéral est toujours en conclave pour établir son propre budget : “Il faut un accord au plus vite, comme ça, on peut avancer sur les projets qui sont dans les cartons“, insiste-t-elle.

Elke Van den Brandt a également répondu aux questions de Fabrice Grosfilley au sujet de chiffres des accidents et des blessés sur les routes pour le premier semestre 2026 et sur l’avis défavorable de la commune de Schaerbeek sur le projet d’urbanisation de la friche Josaphat.

■ Interview de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles