Grève des pompiers: “Mes collègues et moi-même, on vit ça comme un vrai dilemme moral”
La grève des pompiers dure désormais depuis quatre jours. Qui sont ces dizaines d’hommes et de femmes du feu qui se croisent les bras, partagés entre la colère et l’espoir aussi de reprendre le travail rapidement ?
Pablo n’a jamais connu une grève d’une telle ampleur chez les pompiers de Bruxelles, en dix ans de carrière. “C’est un métier qui a énormément de sens. Si on fait ce métier, c’est pour sauver les gens. C’est un métier d’équipe, on est solidaires de nos collègues. Se mettre en grève, c’est vraiment difficile“, assure le caporal, également délégué syndical CGSP. “Mes collègues et moi-même, on vit la chose comme un vrai dilemme moral”
Les pompiers réclament un meilleur recrutement et une augmentation du personnel, essentiel au vu de l’actualité et à la prolifération des incendies, notamment dans le sud de l’Europe.
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En cas d’extrême nécessité, Pablo se dit prêt à suspendre sa grève. Mais les pompiers peuvent aussi être réquisitionnés et obligés de retourner à la caserne. “Les policiers viennent à la caserne pour leur donner donner le papier de réquisition“, explique-t-il en évoquant de “l’intimidation” de la part de policiers. “On a eu l’information que des policiers sont passés à 2h30 du matin chez des collègues, sirènes hurlantes, pour réveiller tout le quartier.”
Contactée, la direction des pompiers parle d’une méthode propre à la police et de récits parfois exagérés.
Les négociations se poursuivent pour sortir de l’impasse.
■ Reportage de Romain Vandenheuvel, Béatrice Broutout et Laurence Paciarelli