
L’humeur de Vanessa Lhuillier – En route vers la demi-finale ?
Figurez-vous que pour ce dernier billet d’humeur de la saison, je suis de bonne humeur. Eh oui, tout arrive. Et c’est d’autant plus étonnant que j’ai eu une toute petite nuit comme certainement beaucoup de Belges qui vont arriver ce matin avec des petits yeux mais desquels sortent des étoiles. Les Diables rouges sont en 8ᵉ de finale de la Coupe du monde, les klaxons qui ont résonné à 1h du matin en étaient la preuve irréfutable. Mais ils se sont fait peur. Ils ont mal joué jusqu’à la 86ᵉ minute mais ils ont gagné. En fait, les Diables rouges en 2026, c’est l’équipe de France 2018. Ça joue mal, mais c’est efficace. Et les Belges ne sont pas les seuls à s’être fait peur lors de ces 16ᵉ de finale. Si on remonte le fil de la soirée, les Anglais, plutôt favoris contre le Congo, ont aussi dû attendre la 75ᵉ minute pour que Harry Kane colle au score. Pendant 70 minutes, les Congolais étaient qualifiés pour le tour suivant, mais c’était sans compter sur l’attaquant anglais. Idem pour le Brésil, mené face au Japon. Quant à l’Allemagne et aux Pays-Bas, c’est l’élimination qu’ils n’attendaient pas à ce stade de la compétition. Reste à voir aujourd’hui si l’Espagne et le Portugal vont aussi jouer à se faire peur et renverser la vapeur dans les dernières minutes de jeu.
On pourrait dire qu’au final, l’expérience et l’endurance des grandes compétitions l’emportent. Cette Coupe du monde 2026 tient donc toutes ses promesses. L’élargissement de la compétition permet aux équipes africaines de montrer toute l’étendue de leur talent. L’Argentine et la France gardent leur statut de grands favoris. D’ailleurs, les réseaux sociaux s’emballent face au trio Mbappé/Olise/Dembele et, pour une fois, ce ne sont pas que les Français qui le disent. Malheureusement, elle tient aussi ses promesses en termes de pollution. Depuis le début de la compétition, Gianni Infantino, le président de la FIFA, a parcouru 1,5 fois le tour de la Terre dans son jet privé. Et Donald Trump a réussi à se faire inviter pour remettre le trophée le 19 juillet à New York. Mais pour rester de bonne humeur, j’ai décidé de me concentrer sur l’aspect sportif. La Belgique rencontrera donc les États-Unis dans la nuit de lundi à mardi, avant, peut-être, de se retrouver face à la France en demi-finale. De quoi supprimer le seum ? À voir.