Réforme du chômage: la diminution de la prise en charge du RIS par le fédéral va coûter 13 millions d’euros aux communes bruxelloises
Sébastien Lepoivre, président du CPAS d’Evere et de la fédération des CPAS bruxellois, était l’invité de 7h50 dans Bonjour Bruxelles. Il répondait aux questions de Vanessa Lhuillier.
Une nouvelle vague d’exclusion du chômage a débuté le 1er juillet. 43.000 personnes devraient perdre leurs droits aux allocations. Il s’agit de la quatrième vague depuis l’entrée en vigueur de la réforme, mais aussi de la plus importante.
Pour l’instant à Bruxelles, 40% des exclus se sont tournées vers les CPAS pour obtenir des aides. Des chiffres plus importants que prévus, alors que le montant de prise en charge par le fédéral du revenu d’intégration sociale (RIS) diminue lui aussi ce mois-ci, avec des conséquences financières pour les communes.
Sébastien Lepoivre, président du CPAS d’Evere et de la fédération des CPAS bruxellois, estime que cette diminution de la prise en charge du RIS par le fédéral va coûter 13 millions d’euros aux communes bruxelloises. “On arrête pas d’entendre que cette réforme et ce report de charges est compensé à sa juste valeur, ce n’est pas vrai. Il y a des compensations qui sont dégressives dès 2026, et dès le 1er juillet, les compensations (pour le RIS) sont dégressives, on tombe à 85%. On a fait le calcul à la fédération bruxelloise des CPAS : 15% de différentiel, si on reste dans ces 60% de demandes et que ces 60% obtiennent un octroi, c’est un impact de 13 millions d’euros sur les pouvoirs locaux, rien que sur les six mois qui vont venir. C’est évidement colossal, les budgets des CPAS et des communes vont devoir être ajustés.”
Rédaction