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Vitor Bruno, nouveau coach d’Anderlecht, “donnera tout et demandera le maximum”

“La décision a été facile” pour Vitor Bruno, lorsqu’il a été question de rejoindre Anderlecht. Le nouvel entraîneur des Mauves a été séduit par “la dimension du club, la présentation du projet, la détermination à remettre le club à sa place, la vision et la passion” de la direction qui l’a convaincu. “C’est aussi un défi pour moi, et j’aime ce genre de défi”, a commenté le Portugais à l’occasion de sa conférence de presse de présentation, jeudi.

Reportage de Simon Breem et Quentin Carbonnelle

Il y a du travail“, a reconnu Vitor Bruno dans les travées du Lotto Park. “Mais chacun dans la structure anderlechtoise est engagé à redorer le blason. Je me rappelle du grand Anderlecht, de sa réputation européenne. J’ai été encouragé dans ma décision en voyant à quel point tous veulent y revenir.” Ancien assistant de Sergio Conceiçao à Porto notamment, où il a exercé en tant que T1 pendant une demi-saison, l’entraîneur sait “ce que c’est de travailler dans un grand club. Je connais les exigences, et j’aime ça.”

Le technicien portugais a notamment échangé avec Guillaume Gillet, figure du club anderlechtois, qu’il a côtoyé à Nantes. “Ce n’était pas une grande conversation“, toutefois, “mais il m’a souhaité bonne chance“. Mais Vitor Bruno n’a pas évoqué Conceiçao lui-même, le Soulier d’Or 2005 sous l’égide duquel il a travaillé pendant 12 ans.

“Je donnerai tout et demanderai le maximum”

Vitor Bruno a atterri dans un environnement particulier à Anderlecht, où les supporters et la direction chassent depuis plusieurs années une gloire étiolée. Mais le nouvel entraîneur portugais ne craint pas ces exigences. “Ici, je donnerai tout ce que j’ai, et je demanderai le maximum de chacun“, a-t-il notamment lancé. “Pour moi, la pression, ce n’est pas de gagner un trophée“, a éludé Vitor Bruno. “C’est de rentrer à la maison sans avoir à manger, ou travailler tôt le matin dans des conditions difficiles. Je vais pousser chacun à atteindre sa meilleure version. Et si nous faisons cela, nous serons plus proches de gagner un titre. On ne peut qu’être content quand on reçoit l’opportunité de représenter un club de cette ampleur. On ne peut pas avoir peur de la pression.

Les attentes sont indéniables, mais pas écrasantes. “Le club n’a plus gagné depuis dix ans, c’est un fait. Mais nous allons aborder la situation pas à pas, sans se projeter à trop long terme. Nous aurons le temps d’arriver là où nous le voulons.

Satisfait du noyau anderlechtois à sa disposition

Fraîchement arrivé à Anderlecht où il n’a pour l’instant dirigé que trois séances d’entraînement, le nouveau T1 Vitor Bruno a partagé sa “bonne impression” à propos du noyau à sa disposition. “Il y a une bonne connexion entre les joueurs“, a-t-il souligné. Cette sensation positive dépasse le groupe: elle “concerne l’ensemble du club”.

Ils veulent tous faire quelque chose de différent“, prendre une nouvelle voie après plusieurs années de stagnation chez les géants bruxellois. “Bien sûr, cela prendra du temps“, mais Vitor Bruno a mis valeur “leur manière de travailler, leur humilité et leur envie.” Quant à la gestion du noyau, elle est pour l’instant fluide. “Je sais que ce n’est que le début, comme lorsqu’on tombe amoureux, et qu’il y aura des situations plus inconfortables. Mais je garantis qu’il y aura toujours une bataille loyale pour les places dans l’équipe.

Aux côtés du directeur sportif Antoine Sibierski, le Portugais a évoqué le cas de Nathan De Cat, avec qui il n’a pas encore discuté d’avenir. “Mais nous allons faire de notre mieux“, a-t-il promis. “Nous comptons sur lui et nous avons confiance en lui. Rien n’est fait, dans un sens ou dans l’autre. Nous poussons pour qu’il reste à Anderlecht.” Mais la pression ne s’exerce pas encore. “Nous aurons le temps de parler, lui et moi. Mais j’ai déjà sa manière de faire les choses“, a loué Vitor Bruno.

Le nouvel entraîneur a même été interrogé sur l’éventuelle venue de Romelu Lukaku, à laquelle il ne croit pas pour l’instant. “Je suis très content des attaquants dont nous disposons. Bien sûr, tout le monde voit l’impact que peut avoir Romelu Lukaku. Mais cela ne me semble pas envisageable, financièrement parlant, pour le club. J’ai confiance en notre recrutement.

Sibierski convaincu d’avoir fait le très bon choix

Antoine Sibierski, le directeur sportif d’Anderlecht, est “convaincu d’avoir fait le très bon choix” au moment de présenter le nouvel entraîneur Vitor Bruno à la presse, jeudi au Lotto Park. Le Français a pointé trois éléments décisifs dans le profil qu’il recherchait: “la personnalité, le coaching et le management. Il fallait par ailleurs que cela convienne au contexte du club, avec une identité et un ADN à respecter: un jeu dominant, intense, avec la possession de balle.

Nouveau directeur sportif d’un club dont la conduite a été largement critiquée au cours des dernières années, Antoine Sibierski estime qu’il “ne faut pas tout changer”, bien qu’il y ait “du nouveau à apporter” et ce, notamment, à travers le mercato estival.

Sibierski a fait jouer son réseau pour atteindre Vitor Bruno, avec qui il n’avait pas de relation préalable. “J’ai pu me renseigner à son sujet, et prendre le temps de le rencontrer. Nous avons parlé pendant plusieurs heures, et j’ai été convaincu par ses valeurs humaines et sa personnalité. Il correspond parfaitement au projet sportif que je veux établir dans le club. Les gens qui font partie du club ainsi que les supporters pourront s’identifier à lui, et inversement.

Le directeur sportif a quelque peu bousculé les habitudes du football belge, qui se plaît à recycler les entraîneurs. “Il fallait perturber ce qui se fait habituellement“, a reconnu Sibierski, qui n’estime pas prendre un risque avec “un entraîneur sans grande expérience. Ce qu’il a fait à Porto en tant que N.1 (pendant une demi-saison, ndlr) représente deux ou trois ans d’activité déjà. Il maîtrise son travail, son rôle, sa philosophie de jeu. Celle-ci correspond à ce que nous voulons faire à Anderlecht.

Antoine Siberski est donc séduit et convaincu par Vitor Bruno. “Ses valeurs sont les bonnes: il fait preuve de discipline, de rigueur envers lui-même et son staff, fait preuve d’humilité et a une culture du travail. C’est tout ce dont le club a besoin, sans toucher à son ADN: mener une culture de travail avec une nouvelle méthodologie.”

Le CEO d’Anderlecht, Kenneth Bornauw, s’est dit “ravi” d’accueillir le nouvel entraîneur. “Après la fin de saison, il y a quatre semaines, nous avons débuté un processus avec Antoine Sibierski pour chercher un coach. Nous étions conscients de l’urgence“, notamment causée par la campagne européenne qui débutera à Hammarby le 23 juillet. “Il fallait trouver le juste équilibre, mais Vitor s’est clairement imposé comme notre candidat favori. Avec l’arrivée d’Antoine Sibierski il y a six semaines, celle du coach désormais et le retour de Jean Kindermans“, le directeur technique du centre de formation, “la direction sportive est prête à lancer la préparation et envisager l’avenir sur des bases solides“.

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